Aux abords de Gaza, la «Journée de la Terre» met Tsahal sous tension

Des soldats israéliens écoutent le briefing de leur supérieur du côté israélien de la frontière qui sépare l’Etat hébreu de la bande de Gaza le 29 mars 2018.

AP- L’armée israélienne est en alerte aux abords de la bande de Gaza. Un comité appelle, ce vendredi 30 mars, à des rassemblements massifs le long de la frontière avec Israël. Le 30 mars est pour les Palestiniens la « Journée de la Terre ». Ils commémorent la mort en 1976 de six Arabes israéliens tués dans des manifestations contre la confiscation de terrains par Israël, mais les manifestations sont aussi devenues l’occasion de réclamer un « droit au retour » pour les réfugiés palestiniens. Ce rassemblement, que les formations politiques palestiniennes souhaitent de grande ampleur, fait craindre des affrontements.

Sur le papier, cette journée de mobilisation se veut festive et sûre. Ce vendredi, les Gazaouis – hommes de tous âges mais aussi femmes et enfants – sont incités à brandir, aux abords de la frontière de leur territoire avec Israël, des drapeaux palestiniens, des affiches avec le nom de leur village d’origine désormais en Israël ou les clés des maisons qu’ils ont quittées en 1948 à la naissance du nouvel Etat.

Pour les organisateurs, pas question d’aller à l’affrontement avec les soldats israéliens. Les manifestants, disent-ils, resteront à 700 mètres de la barrière de séparation, et des policiers circuleront le long de la frontière pour empêcher les débordements.

Mais cette semaine, le chef d’état-major israélien a jugé qu’une « situation explosive se développe en ce moment au Moyen-Orient ». « Particulièrement parmi les Palestiniens », a précisé Gadi Eisenkot. L’armée se prépare à tous les scénarios et a envoyé des renforts le long de cette frontière. Une centaine de tireurs d’élite ont notamment été mobilisés et les soldats sont autorisés à tirer pour empêcher toute entrée sur le territoire israélien.

Des intrusions qui se sont multipliées ces derniers jours. Depuis une semaine, onze Gazaouis ont été arrêtés après avoir franchi illégalement la barrière de séparation.

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