Syrie: opérations préliminaires avant l’offensive générale à Idleb

De la fumée s’élève autour de la ville de Khan Sheikhoun, à la frontière sud de la province d’Idleb, après des bombardements le 8 septembre 2018.

AP- Alors que la Turquie intensifie les contacts avec la Russie et l’Iran pour œuvrer à la stabilisation de la situation de la région d’Idleb, selon le ministre turc de la Défense, l’armée syrienne et ses alliés ont lancé ce jeudi une violente attaque contre des positions rebelles et jihadistes au sud de la province. Pendant ce temps, l’armée turque renforce ses postes militaires implantés à l’intérieur de la province d’Idleb, afin de dissuader Damas de lancer une vaste offensive.

Pour la troisième journée consécutive, les avions russes et syriens n’ont pas mené de raids, ce jeudi, contre la province d’Idleb, contrôlée en grande partie par les jihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham, l’ex-branche d’al-Qaïda en Syrie.

Cette accalmie est mise à profit pour tenter de trouver une solution négociée entre la Turquie, l’Iran et la Russie, afin d’éviter une vaste offensive de l’armée syrienne contre ce dernier bastion rebelle et jihadiste, au nord-ouest de la Syrie.

Ce répit relatif dans les airs n’a pas empêché la poursuite des pilonnages à l’artillerie. Ce jeudi, l’armée syrienne a lancé une violente attaque au sol contre des positions rebelles et jihadistes sur le front entre les provinces de Hama et Idleb. Les Forces dites du « Tigre », le surnom donné au célèbre général Souhail al-Hassan, ont donné l’assaut contre des fortifications rebelles et jihadistes dans plusieurs localités au sud d’Idleb. Les combats ont été précédés par des tirs d’obus de gros calibre et de roquettes, selon des sources militaires syriennes et indépendantes.

Des experts ici à Beyrouth affirment qu’il ne s’agit pas encore de l’offensive générale mais d’opérations préliminaires. Ces combats ont malgré tout fait des morts dans les deux camps, dont un célèbre chef jihadiste, Abou Omar al-Dimasqui, tué dans le village de Lataminah, au nord de Hama.

Ce qui se passe en Syrie est déjà une horreur (…)Une catastrophe humanitaire est possible, est à craindre, à Idleb, il faut pour cela l’éviter à tous prix…
Jean-Pierre Filiu, spécialiste de la Syrie à Sciences Po Paris, redoute un désastre humanitaire à Idleb.
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