RDC: réactions politiques après la visite du Conseil de sécurité de l’ONU

Vue de Kinshasa, capitale de la RDC.

RDC, AP- La République démocratique du Congo se prépare à la présidentielle, prévue le 23 décembre. Quinze ambassadeurs du Conseil de sécurité des Nations unies étaient ce week-end dans la capitale Kinshasa et ils appellent à des élections crédibles et apaisées, donc au consensus le plus large possible autour de ces scrutins.

Réactions de la classe politique après une visite de deux jours du Conseil de sécurité de l’ONU en RDC où les 15 ambassadeurs ont appelé à un consensus le plus large possible, notamment sur la machine à voter afin d’arriver à des élections crédibles et apaisées le 23 décembre prochain.

Pour le porte-parole du gouvernement, l’Etat congolais estime que le Conseil de sécurité outrepasse sa mission en abordant la question des élections, d’autant explique Lambert Mende que son pays finance tout seul ses élections : « En 1999, les Nations unies ont été appelées à la rescousse de la République démocratique du Congo parce que nous avions des problèmes sécuritaires extrêmement graves qui mettaient en cause l’existence même de notre pays. Donc il ne faut pas que les ambassadeurs du Conseil de sécurité viennent s’auto attribuer une mission qui n’a pas été sollicitée par la RDC. Donc au-delà de la stabilisation de la République démocratique du Congo, c’est ça la Monusco, nous ne reconnaissons aux Nations unies aucune autre tâche à accomplir ».

Du côté du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, sans jamais s’en prendre directement au Conseil de sécurité de l’ONU, Eve Bazaïza, la secrétaire générale de ce parti d’opposition estime que le Conseil les a laissés dos à dos avec le pouvoir : « Le Conseil de sécurité nous recommande le consensus. Mais justement, nous sommes dans la situation où il n’y a pas de consensus parce que nous, nous sommes dans la loi, nous sommes dans le calendrier électoral, mais la Céni [Comission électorale nationale indépendante] est sortie du cadre juridique. La Céni est sortie de ce qui est prévu dans le calendrier électoral.  Pour le moment, moi j’ai l’impression que le Conseil de sécurité nous a laissés dos à dos parce que c’est la case de départ de là où nous nous trouvons. La machine à voter, ce n’est pas permis par la loi. Mais la Céni nous a imposé la machine à voter selon la volonté du régime au pouvoir ».

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