[En direct] Francophonie: suivez l’ouverture du sommet de l’OIF à Erevan

Photo officielle des chefs d’Etat et de gouvernement participant au 17e sommet de la Francophonie à Erevan, ce jeudi 11 octobre 2018.

AP- La Francophonie est réunie à Erevan, ce jeudi 11 octobre 2018. L’Arménie accueille jusqu’à demain le 17e sommet de l’OIF, le plus grand évènement international jamais accueilli sur son sol. Plusieurs dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement, dont MM. Macron, Trudeau et Michel, sont sur place. Les 54 membres de plein droit devrait désigner la Rwandaise Louise Mushikiwabo secrétaire générale de l’organisation pour les quatre prochaines années. Ci-dessous, notre direct.

Article mis à jour régulièrement avec nos envoyés spéciaux à Erevan. Informations données en heure française (TU+2 heures). Rafraîchir la page

9h35 : Emmanuel Macron évoque les libertés fondamentales, la dignité humaine, l’égalité hommes-femmes bousculés partout de nos jours. Il appelle le français à être une langue de reconquête, sans faire de leçon à qui que ce soit. L’assistance l’applaudit.

9h30 : Emmanuel Macron prend la parole. Il se lance dans un hommage à la communauté arménienne de France. A Paris, Marseille, Lyon ou ailleurs, « prononcer le nom Arménie, c’est faire vibrer une corde de la sensibilité nationale », explique le président français. Puis il rend à son tour hommage à Charkes Aznavour, rappelant son engagement pour son pays d’origine.

9h25 : Le président de la République française Emmanuel Macron va prendre la parole. En attendant son passage à la tribune, une comédienne propose une interlude tirée de Molière à l’assistance. S’ensuit une chorégraphie sur un remix de la chanson « Mistral gagnant », de Renaud.

9h20 : Le Malgache Honoré Rakotomanana conclut son propos par un plaidoyer pour la démocratie, alors que son pays, organisateur du dernier sommet de l’OIF, va bientôt vivre des élections qui se veulent libres, transparentes et acceptées par tous, explique-t-il. Le président malgache par intérim demande à ses partenaires de l’organisation francophone leur aide dans ce processus.

9h : M. Pachinian conclut son discours en s’adressant à la jeunesse de l’espace francophone. Il invite les jeunes à porter haut les valeurs de l’OIF et de ce sommet, « vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité, source de paix et de prospérité ». Honoré Rakotomanana, président du Sénat malgache, président de la République par intérim de la Grande Île, prend la relève.

8h55 : Le chef du gouvernement arménien prend la parole. Nikol Pachinian s’exprime en français et fait part de son émotion. Il rend hommage à Charles Aznavour, lien éternel entre la France et l’Arménie. M. Pachinian fait applaudir le géant du music-hall, qui a aidé l’Arménie à se faire connaître dans le monde, explique-t-il.

8h45 : Ouverture du 17e sommet de la Francophonie à Erevan. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’OIF s’installent en séance plénière pour la cérémonie solennelle. A noter la présence de la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, qui représente le numéro un de l’ONU António Guterres.

8h35 : Alors que les chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie s’adonnent à la traditionnelle séance des photos officielles, la probable future secrétaire générale de l’organisation s’exprime dans les colonnes du site internet du quotidien Le Monde. Dans cet entretien, Louise Mushikiwabo livre sa vision pour les années à venir. A lire ici chez nos confrères.

8h20 : RFI est en édition spéciale. Notre envoyé spécial Christophe Boisbouvier rappelle sur nos antennes que si le Canada a lâché sa candidate pour se rallier au choix de la France, de la Belgique et des Africains, c’est peut-être parce qu’Ottawa a obtenu des garanties. Paris aurait promis de plaider à l’ONU la cause du Canada, qui souhaiterait un poste au Conseil de sécurité en 2020 ou 2022. Mais la France a peut-être également convaincu l’Arabie saoudite de suspendre sa demande d’adhésion à l’OIF. Une demande d’adhésion qui irritait Ottawa. Ecouter le direct.

8h10 : Le président Béji Caïd Essebsi est arrivé. Alors que la présidence de l’OIF va passer lors de ce sommet entre les mains de l’Arménie, ce sera ensuite au tour de la Tunisie de prendre le relais lors du prochain sommet prévu dans deux ans à Tunis. Dans son sillage : son homologue français Emmanuel Macron, accompagné de sa compagne.

8h05 : Après Mahamadou Issoufou, pour le Niger, l’homme vers qui tous les regards se portent ces jours-ci entre dans le centre de conférence. A savoir le président rwandais Paul Kagame, suivi de Macky Sall pour le Mali.

8H : C’est au tour du président malien de faire son entrée. Ibrahim Boubacar Keïta pose avec la secrétaire générale de l’OIF Michaëlle Jean et le chef du gouvernement arménien. Nikol Pachinian Avant lui, entre autres, on a notamment aperçu son homologue congolais Denis Sassou Nguesso.

7h30 : Les délégations arrivent au compte-gouttes. Les chefs d’Etat se succèdent sur le tapis rouge un à un. La secrétaire générale Michaëlle Jean est également sur place au centre de conférence, où elle se charge d’accueillir les participants et compagnie du Premier ministre arménien Nikol Pachinian et de leur conjoints respectifs.

Le président français Emmanuel Macron, ce jeudi 11 octobre 2018 au mémorial du génocide arménien à Erevan, avant le sommet de la Francophonie.ludovic MARIN / POOL / AFP

→ Le contexte

Selon le secrétaire général de la diplomatie arménienne, Vahagn Melikian, 3 500 invités de plus de 40 pays participent au sommet d’Erevan, dont de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement. « C’est un évènement sans précédent pour l’Arménie », explique-t-il. D’autant que le rendez-vous survient dans un contexte politique lui-même inédit dans l’histoire de ce pays. Notre reportage six mois après la « révolution de velours ».

Le président français arrive à Erevan victorieux. Il est parvenu à rallier le Canada à sa cause, à savoir la désignation de la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie à l’occasion de ce sommet. Avant cette semaine, Ottawa soutenait sa compatriote, la sortante Michaëlle Jean. Entretien avec le porte-parole de la candidate malheureuse.

La désignation probable, vendredi par consensus, de la candidate rwandaise à la tête de l’organisation est une satisfaction pour les Africains, qui avaient vu ce poste leur échapper il y a quatre ans, alors que les deux prédécesseurs de Mme Jean étaient issus du continent. Mme Mushikiwabo, d’abord adoubée par Paris, a reçu en juin dernier le soutien de l’Union africaine, présidée cette année par le Rwanda. Notre article à la suite de la décision du Canada.

Le président Macron est accompagné de son épouse, du chef de la diplomatie et de la ministre de la Culture. Etaient également annoncés Leila Slimani, sa représentante pour la Francophonie, l’écrivain Erik Orsenna, le compositeur André Manoukian, le producteur Alain Terzian, l’ex-footballeur Youri Djorkaeff et l’ex-maire de Lyon Georges Kepenekian. Le chef de l’Etat participe à l’ouverture, prononcera en principe un discours jeudi en fin de matinée, avant ses rencontres bilatérales. Nos émissions et reportages l’Arménie et le français.

En incluant les observateurs, l’OIF rassemble 84 Etats et gouvernements. L’Arménie est un bon exemple de cette diversité, puisque ce pays de 3 millions d’habitants abriterait environ 200 000 Francophones seulement. C’est sa francophilie qui justifie sa participation. Ainsi que sa diaspora, estimée en France à environ 600 000 personnes selon plusieurs organisations les représentants. Mais Erevan se sent aussi lié par les valeurs véhiculées par la langue française, explique le chef de la diplomatie arménienne. Lire l’interview.

S’il ne nous avait pas quitté le 1er octobre, Charles Aznavour, parfois surnommé le « fils du peuple arménien », aurait été le symbole vivant de se sommet. Le chanteur français d’origine arménienne devait faire le déplacement à Erevan. Hommage lui sera rendu jeudi soir au cours d’un concert. Un centre culturel sera également inauguré en son nom par Emmanuel Macron. Les célèbres chansons de ce géant du music-hall tourne en boucle ces jours-ci dans la capitale arménienne. Consulter la page de l’artiste sur RFI Musique.

La candidature Mushikiwabo pourrait faire l’objet d’un consensus, mais elle ne fait pas l’uninamité. Le rapport complexe du Rwanda avec la Francophonie fait notamment débat. En 2008, Kigali a remplacé le français par l’anglais en tant que langue obligatoire à l’école, puis a rejoint le Commonwealth. « Y a-t-il au monde un pays moins bien placé que le Rwanda pour prétendre présider aux destinées de la francophonie linguistique ? Sans doute pas », écrivaient mi-septembre dans une tribune quatre anciens ministres français. La voici.

Si le président Macron considère que la défense du multilinguisme et sa vision inclusive de la défense du français justifient son soutien, l’aspect linguistique n’est pas le seul reproche adressé à l’initiative de Paul Kagame. La candidature Mushikiwabo est perçue par certains comme contraire à la charte de l’OIF, en raison des entorses du Rwanda aux droits de l’homme dénoncées par les ONG Reporters sans frontières et Amnesty international.

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