Mexique: nouvelle loi sur la rémunération des fonctionnaires

Andrés Manuel Lopez Obrador à Monterrey le 19 octobre 2018, lors de sa tournée de remerciement auprès de ses partisans.

AP- Le Mexique, pays qui a la triste réputation d’être l’un des pays les plus corrompus au monde, doit attendre le 1er décembre pour voir son nouveau président élu, Andres Manuel Lopez Obrador, prendre les rênes du pays. Mais d’ici là, son équipe de transition travaille d’arrache-pied pour mettre en place les premières réformes annoncées tout au long de la campagne électorale. Et l’une des premières à voir le jour est celle qui concerne la rémunération de fonctionnaires et du chef d’Etat. Cette semaine, le Journal officiel de la Fédération publie cette nouvelle loi qui implique notamment la fin des pensions de retraite pour les anciens présidents du pays.

Première mesure annoncée : la baisse du salaire du président. Si jusqu’à présent le chef d’Etat gagnait un peu plus de 209 000 pesos mexicains par mois, Andres Manuel Lopez Obrador a décidé de réduire son salaire de moitié et ne touchera que 108 000 pesos, c’est-à-dire un peu plus de 4 700 euros par mois.

Par ailleurs, ce salaire présidentiel sera dorénavant le plus élevé dans la fonction publique comme le stipule la nouvelle loi sur les rémunérations des fonctionnaires publiée ce lundi dans la Journal officiel.

Un autre grand changement est la fin les pensions de retraites pour les anciens présidents, alors que jusqu’à présent ces derniers recevaient un peu plus de 10 000 euros d’indemnités mensuelles.

L’autre grande réforme qui vise à mettre un terme à des pratiques douteuses est le plafonnement des indemnités en cas de licenciement ou de départ anticipé. Des indemnités qui étaient jusqu’à présent négociées au cas par cas et qui seront dorénavant encadrées.

Cette loi, publiée ce lundi, pourrait prendre effet immédiatement selon les législateurs, mais d’un commun accord il semblerait qu’elle ne sera appliquée qu’à compter de la prise de fonction d’Andres Manuel Lopez Obrador. Une loi qui fait déjà l’objet de critiques de la part de l’opposition qui la juge mal rédigée et qui menace de la contester.

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