Royaume-Uni: plus contestée que jamais, Theresa May reste immuable

La Première ministre britannique, Theresa May, doit faire face à une vigoureuse opposition, y compris au sein-même de son parti.

AP- Au Royaume-Uni, le Brexit et la crise politique qui en découle continuent d’être sur toutes les lèvres. Les émissions politiques dominicales n’en ont pas perdu une miette. La Première ministre Theresa May et son opposant politique Jeremy Corbyn étaient tous les deux sur Sky News ce dimanche matin. Alors que Theresa May sera de retour à Bruxelles cette semaine pour approfondir les négociations avant le sommet européen extraordinaire de dimanche prochain, elle a tenu à défendre son plan sur le Brexit, plus contesté que jamais.

Face aux démissions à la chaîne et à la rébellion d’une trentaine de députés conservateurs qui veulent la remplacer, Theresa May reste immuable.

« Il s’agit de faire ce qui est bon pour le pays et, en ce qui me concerne, je ne vais pas me laisser distraire de cela, a-t-elle martelé. Je vais continuer de faire mon travail au cours de cette semaine critique pour que nous obtenions un bon accord final pour ce pays. Un changement de leadership à ce stade ne facilitera en rien les négociations et ne changera pas l’arithmétique parlementaire. Ce que ça apportera, c’est un certain degré d’incertitude, et le risque de voir le Brexit retardé. J’ai toujours été claire là-dessus, les gens ont voté pour que nous partions, nous partirons et nous partirons le 29 mars 2019. »

De son côté, le chef de l’opposition, Jeremy Corbyn, qui a avoué n’avoir pas lu l’intégralité des 585 pages de l’accord, a réaffirmé la position du parti travailliste : « Nous voterons contre cet accord parce qu’il ne sert pas les intérêts de notre pays. Après tout, ils ont eu depuis le référendum de 2016 pour entreprendre des négociations sérieuses et nous en sommes maintenant à 131 jours et voilà seulement qu’on présente un accord au Parlement », a-t-il commenté.

Et si l’accord sur le futur de la relation entre le Royaume-Uni et l’UE peut encore être amendé, l’accord de sortie, lui, ne peut plus revenir sur la table des négociations.

Donc, en plus de risquer chaque jour sa place de chef des conservateurs, Theresa May va également devoir affronter les ministres frondeurs, si elle veut faire aboutir cet accord.

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