Aide au développement : Patrice Talon veut repenser la coopération

Le président du Bénin, Patrice Talon

Cotonou, AP- Le président du Bénin, Patrice Talon a partagé sa vision quant à une nouvelle conception de la coopération lors de la 36e session de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, qui se tient jusqu’au mercredi 05 décembre à Cotonou, la capitale du Bénin. Les sujets touchant au changement climatique et à la promotion des PME sont au cœur des débats.

A la tribune de la 36e session de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE qui se tient dans son pays, Patrice Talo s’est exprimé ce lundi 03 décembre 2018 à propos de l’aide au développement dont dépendent de nombreux pays africains. ‘‘Nous devons voir les choses en face. Nous sommes interpellés à revoir notre façon de concevoir la coopération, le développement, la solidarité. Bien sûr que, dans vos projets de résolution, il y a la promotion des PME. Cela est un facteur important de développement désormais, puisque nous avons observé combien l’aide au développement a montré ses limites’, a-t-il reconnu avant de remettre en cause avec insistance les accords signés.

 « Puisque la coopération commerciale est sans cesse remise en cause, même à travers les accords signés et établis. L’objectif, s’il est resté le même, nous appelle à agir, à promouvoir ce qui crée le développement endogène », dit-il.

Pour lui, les investissements sont beaucoup plus appropriés et bénéfiques pour les pays africains. ‘Le développement de nos pays respectifs passe par l’outil de développement économique qu’est l’investissement. L’investissement privé, l’implantation, le développement des PME. La résolution que vous allez peut-être voter mercredi pour faire la promotion des PME est une avancée majeure, une innovation par rapport au rôle classique que nous avons donné à nos objectifs ACP-UE.’‘

Les pays de l’ACP (Afrique Caraïbes et Pacifique) se sont réunis au sein de cette entité suite à la convention de Lomé, un accord de coopération commerciale signé le 28 février 1975 entre la défunte CEE (Communauté Economique Européenne) et 46 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

L’accord a été renouvelé quatre ans plus tard, soit en 1979, portant le nom de Lomé II et regroupant 57 pays. Lomé III est né en 1984 avec cette fois-ci 66 pays, Lomé IV en 1990 avec 70 pays et, en 1995, Lomé IV bis voyait le jour, toujours avec le même nombre de nations. C’est en 2000 que la Convention de Lomé cédait sa place à l’Accord de Cotonou.

L’ACP compte à ce jour moins de 79 pays et vise à favoriser l’adaptation des pays ACP à l‘économie de marché, via les circuits commerciaux européens. Dans la pratique,  les résultats attendus restent pâles et les économies des pays africains n’en tirent pas un grand avantage.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU           

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