Somalie: l’offensive diplomatique et militaire des Etats-Unis

Vue générale de la capitale Mogadiscio.

AP- Après presque 30 ans, les Etats-Unis ont annoncé la réouverture d’une ambassade en Somalie. Washington avait fermé sa représentation diplomatique en 1991, durant la guerre civile. Cette décision est décrite comme historique par le département d’Etat. Une offensive sur le plan diplomatique qui rejoint l’offensive militaire américaine en Somalie contre les islamistes shebabs.

A peine la réouverture d’une ambassade annoncée, le commandement américain a affirmé avoir tué quatre shebabs lors d’une frappe aérienne dans le sud, à Awdheegle. L’année 2018 devrait battre des records dans ce domaine, avec plus d’une trentaine de frappes, par drones notamment.

Cette augmentation fait suite à une réforme de l’administration Trump. En mars et septembre 2017, le président américain a signé des documents notamment pour classer des régions somaliennes en « zone d’hostilité active ». Un statut facilitant les procédures autorisant ces frappes.

L’offensive américaine par les airs a un certain effet. Selon des experts, les shebabs seraient devenus plus méfiants, voire paranoïaques. Ils dépenseraient plus de temps et d’énergie à leur propre protection, ce qui ralentirait leurs capacités à commettre des attentats.

Selon plusieurs sources, la frappe d’Awdheegle aurait été soutenue par une opération au sol des forces spéciales, afin de détruire des barrages où les shebabs collecteraient des impôts.

Selon de récentes révélations, le Pentagone aurait au moins cinq bases militaires en Somalie. C’est plus qu’on ne le pensait. Même si Washington a toujours été prudent dans son engagement en Somalie depuis la mort de 18 membres des forces spéciales en 1993, les Américains considèrent plus que jamais le pays comme un théâtre stratégique.

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