L’exploitation sexuelle et La prostitution des mineurs au Sénégal : un projet important…

78cb2fbd9c36e64b585185d5482cc0d98119c2dbAP- Le projet « Lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales au Sénégal » aura lieu mardi à partir de 10h au complexe Good Rade, a appris Senepeople de l’Agence de Presse Sénégalaise. La cérémonie est organisée avec l’appui de la Direction des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, selon un communiqué transmis à l’APS. En mai 2016, c’est l’UNICEF qui publiait une fiche d’information sur la protection de l’enfant dénonçant l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, dont voici un extrait : L’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales est une des pires formes de travail des enfants, ainsi qu’une forme moderne d’esclavage.

Les enfants victimes d’exploitation sexuelle sont souvent traités comme des criminels. Selon la définition donnée dans la Déclaration du Premier Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales, tenu à Stockholm en 1996, on entend par exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales toutes formes de maltraitance sexuelle commise par un adulte et accompagnée d’une rémunération en espèces ou en nature versée à l’enfant ou à une tierce personne. Les engagements pris à Stockholm ont été réaffirmés à Yokohama (Japon), en 2001, lors du Deuxième Congrès mondial.

FAITS ET CHIFFRES

• D’après des estimations mondiales récentes de l’Organisation internationale du Travail, sur les 12,3 millions de personnes victimes du travail forcé, 1,39 million sont victimes de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales et de 40 à 50 % d’entre elles sont des enfants. • On estime à 12 000 le nombre d’enfants népalais, des filles en majorité, qui sont victimes chaque année de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, que ce soit au Népal ou dans des maisons closes d’Inde ou d’autres pays. • De 28 000 à 30 000 enfants de moins de 18 ans, dont environ la moitié ont de 10 à 14 ans, se livrent à la prostitution en Afrique du Sud.

INSTAURER UN ENVIRONNEMENT PROTECTEUR POUR LES ENFANTS

Engagement et capacité d’action des gouvernements Il est crucial que les gouvernements reconnaissent l’existence de l’exploitation sexuelle. Des mécanismes d’intervention, visant notamment à créer, à appliquer et à mettre en oeuvre des cadres juridiques adéquats permettant de protéger les enfants et de poursuivre les coupables, sont essentiels. Législation et application La police, le pouvoir judiciaire, les autorités et les prestataires de services qui travaillent avec des enfants devraient avoir conscience du problème et être dotés des moyens d’y remédier.

Il ne devrait pas être nécessaire d’obtenir la permission des parents de l’enfant pour porter plainte ou pour intenter des poursuites judiciaires. Les lois doivent punir ceux qui achètent les services sexuels d’enfants ; les enfants qui se prostituent sont des victimes et ne doivent pas être traités comme des criminels. Mentalités, coutumes et pratiques Ces mentalités et coutumes ont souvent pour effet de permettre, de normaliser et d’approuver la demande à l’origine de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales. Les communautés rechignent souvent à intervenir dans des affaires d’exploitation sexuelle, par manque de connaissance, de compréhension des préjudices causés aux enfants, par peur et intimidation ou pour des raisons économiques. Libre débat Les médias peuvent contribuer à protéger les enfants en informant des dangers de l’exploitation sexuelle et des peines encourues par les coupables. Tout en évitant d’enfreindre dans leurs reportages les droits des enfants, les médias peuvent contribuer pour beaucoup à mobiliser l’opinion publique dans la lutte contre l’exploitation sexuelle.

Compétences, connaissances et participation des enfants Les enfants victimes de la traite se trouvent souvent dans des situations d’exploitation sexuelle. Leur vulnérabilité est moindre lorsqu’ils savent comment éviter certains risques, comment se protéger et à qui s’adresser pour obtenir de l’aide. Les enseignants, les entraîneurs et les responsables communautaires peuvent contribuer à informer les enfants de leurs droits et des meilleurs moyens de se protéger. L’éducation à la santé sexuelle est importante car elle permet aux jeunes de se protéger contre des maladies sexuellement transmissibles comme le VIH/SIDA, tout en réduisant également la fréquence des grossesses chez les adolescentes.

Capacité d’action des familles et des communautés Les parents, les enseignants, les travailleurs sociaux et les responsables communautaires devraient pouvoir fournir des informations aux enfants et répondre à leurs questions. Il faut former les forces de l’ordre, notamment les policiers, juges et avocats, et leur expliquer que les enfants exploités sexuellement ont besoin d’aide et ne devraient jamais être considérés comme des criminels et poursuivis en justice. L’industrie du voyage et du tourisme peut sensibiliser au caractère illicite de l’exploitation sexuelle des enfants, fournir des informations sur les peines encourues et indiquer au personnel et aux employeurs où signaler des cas d’exploitation. Services essentiels, y compris prévention, réadaptation et réinsertion La fréquentation d’un établissement scolaire protège les enfants, notamment les filles, et réduit leurs risques et vulnérabilité.

Les enfants peuvent également avoir besoin d’aide pour se soustraire à des situations d’exploitation sexuelle à des fins commerciales, accéder à des soins médicaux et psychosociaux adéquats, trouver des solutions à long terme et, dans la mesure du possible, retrouver leur famille. Suivi, compte rendu et surveillance Il est essentiel d’effectuer un suivi des cas de maltraitance sexuelle, des arrestations, des disparitions de filles ou de garçons, car l’exploitation sexuelle prospère souvent à la faveur du secret. La mise en place de lignes téléphoniques d’urgence et de services de conseils confidentiels et d’accès facile, ainsi que le recrutement de femmes policières se sont avérés utiles à cet égard.

EXEMPLES DE L’ACTION DE L’UNICEF

À l’échelle internationale, l’UNICEF, l’Organisation mondiale du tourisme et ECPAT International (Réseau contre la prostitution enfantine, la pornographie enfantine, et le trafic d’enfants à des fins sexuelles) ont lancé un Code de conduite pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle dans le secteur du voyage et du tourisme. Ce projet vise à faire participer activement l’industrie du tourisme à la lutte contre le tourisme sexuel impliquant des enfants. En Indonésie, des interventions pilotes contre l’exploitation sexuelle et le trafic d’enfants effectuées en 2005 par l’UNICEF dans deux quartiers de Java (ouest et centre) visaient à sensibiliser aux risques de l’exploitation sexuelle et du trafic d’enfants.

Ces projets ont contribué à renforcer les moyens dont disposent les parents, les responsables communautaires, les forces de l’ordre, les décideurs et les prestataires de services pour protéger les enfants.

En Afrique du Sud, l’UNICEF a contribué à sensibiliser la population au problème de la pornographie enfantine en apportant un soutien technique et financier à la Conférence nationale sur la pornographie enfantine, tenue en mai 2005. Cette conférence a mené à l’adoption d’un Plan d’action pour l’élimination de la pornographie enfantine.

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