Algérie: les autorités répondent au HCR

Le désert de Tamanrasset, au sud de l’Algérie, région frontalière avec le Niger et le Mali

Alger, AP- En Algérie, les autorités avaient expulsé un groupe de 120 personnes de Syrie et du Yémen. Alger estime que ces personnes représentent une menace et sont proches des réseaux terroristes. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés avait exprimé son inquiétude sur cette expulsion et avait demandé à l’Algérie de permettre leur protection. Ce week-end, le ministère de l’Intérieur a répondu au communiqué du HCR, et l’accuse d’enfreindre la loi.

Ce texte se veut une réponse au communiqué du HCR qui s’inquiétait de l’expulsion de 120 personnes, principalement des Syriens et des Yéménites à la frontière avec le Niger. Les autorités algériennes réaffirment qu’elles considèrent que leur politique migratoire répond à des impératifs de sécurité et que les pouvoirs publics se réserveront le droit d’expulser des personnes, même si elles ont le statut de réfugié.

Mais les autorités, qui répondent désormais systématiquement aux déclarations onusiennes concernant leur politique migratoire, vont plus loin. Cette fois, Alger accuse le HCR de ne pas respecter les procédures d’octroi de statut de réfugié et assure que des procédures judiciaires sont en cours concernant un trafic lié aux dossiers des réfugiés.

En Algérie, le droit d’asile n’est pas mentionné dans la Constitution, et c’est donc seulement le HCR qui délivre ce statut. L’organisation onusienne s’occupe d’environ 100 000 réfugiés dans le pays, dont 95 000 Saharaouis et 4 000 Syriens. Contacté par RFI, le HCR n’a pas encore réagi à ce communiqué des autorités.

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