Mohamoud Dicko, au meeting du HCI : « On va leur demander de dégager…»

Imam Mohamoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM)

Bamako, AP- Des centaines de milliers de personnes ont répondu, ce dimanche matin, à l’appel de l’Imam Mohamoud Dicko, président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM). Dénommé meeting de la Paix, la tribune a été, aussi, le lieu des discours:pour la peine de mort; contre la mauvaise gouvernance et contre l’impérialisme français au Mali.

Les infrastructures du stade de 26 mars ont été rarement aussi mises à rudes épreuves. La centaine d’éléments des forces de l’ordre épaulée par un millier de volontaires ont eu du mal à contenir la foule, malgré les appels au calme lancés à maintes reprises par le speaker. Il est 10h25 quand l’imam Mohamoud Dicko fait son entrée dans le stade sous les applaudissements du public. Bouyé n’est pas là, sa « santé » ne lui permet pas le déplacement.

Deux interventions étaient particulièrement attendues par les fidèles. Celle du représentant de Bouyé et celle de l’Imam Dicko. Représenté par Sanogo, un ses disciples, Bouyé Haïdara lance un ultimatum. «Je n’étais pas avec IBK pendant la campagne, je ne suis pas avec lui aujourd’hui et je ne serai pas avec lui demain», clarifie Bouyé, par l’entremise de son porte-parole. Cependant, indique le guide religieux, IBK a le choix entre rester au pouvoir et faire partir son Premier ministre.  «IBK doit sauver son pouvoir et son pays. Mais, le chef du gouvernement, Soumeylou Boubèye Maïga doit partir. Si Boubèye reste tout peut se passer», rapporte le porte-parole du Cherif de Nioro.

Mohamoud Dicko, au meeting du HCI
Des centaines de milliers de personnes à l’appel de Mahmoud Dicko

Dans son intervention Dicko a insisté sur les propos tenus par le porte-parole de Bouyé. « S’il ne comprenne pas ce que le Cherif vient de dire. Nous allons les faire comprendre autrement. «Aussi, on va leur demander de dégager », indique Dicko faisant allusion au Premier ministre. Pour le président du Haut Conseil Islamique, Soumeylou Boubèye n’est pas à sa première tentative de perversion des mœurs avec le projet d’Education sexuelle complète. Toutes les mauvaises lois, c’était lui quand il était ministre des Affaires étrangères.

Contre l’impérialisme français, le président du Haut Conseil Islamique dénonce: « La France nous a dirigé hier. Mais qu’elle continue de nous diriger encore aujourd’hui est inacceptable ». «Il faut refuser ça. Car, c’est le désordre aujourd’hui mais bientôt c’est l’anarchie ». « Je ne ferai pas d’autres commentaires», conclut l’imam Dicko, très rayonnant d’avoir réussi sa grande mobilisation.

Mamadou TOGOLA/

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