Russie: mort suspecte du journaliste Maxim Borodine

La rue Radichtchev à Iekaterinbourg (photo d’illustration).

AP- Maxim Borodine, journaliste russe spécialiste de l’investigation et qui avait enquêté à plusieurs reprises sur les mercenaires russes présents en Syrie est mort. Ses voisins l’ont trouvé, très gravement blessé, au pied de son immeuble d’Iekaterinbourg, après une chute de cinq étages.

Pour les autorités russes, c’est sans doute un accident. Il serait tombé, tout seul, du balcon de son appartement, au cinquième étage. Tout seul, parce que d’après la police, la porte de son logement était fermée de l’intérieur. Or, si quelqu’un s’était introduit chez Maxim Borodine pour lui faire du mal, poursuivent les enquêteurs, il aurait bien fallu qu’il emprunte cette porte pour sortir.

Le suicide ? Sa rédactrice en chef n’y croit pas. Maxim Borodin avait 32 ans, c’était un journaliste en pleine ascension, il n’avait selon elle, aucune raison de mettre fin à ses jours. Et il n’a rien laissé derrière lui, ni lettre ni message audio ou vidéo destiné à ses proches.

Et puis, il y a ce coup de fil troublant. Quelques jours avant sa mort, Maxim Borodine avait appelé un ami à 5h du matin, paniqué : il y a quelqu’un avec une arme sur son balcon et des gens en tenue de camouflage dans sa cage d’escalier, raconte-t-il. Ce soir-là, il ne lui était rien arrivé, Borodin lui-même avait parlé de fausse alerte. Mais peut-on vraiment parler de coïncidence ? L’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, demande à la Russie une enquête rapide et approfondie.

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