«Gilets jaunes»: un acte 23 marqué par de nouvelles tensions à Paris

Des échauffourées ont éclaté place de la République, à Paris, en marge de l’acte 23 de la mobilisation des «gilets jaunes».

AP- Les « gilets jaunes » se sont donné rendez-vous ce samedi 20 avril à Paris et dans d’autres villes de France pour l’acte 23 de leur mobilisation, qu’ils ont annoncés comme étant un nouvel « ultimatum » à Emmanuel Macron.

La situation était tendue ce samedi après-midi sur la place de la République, à Paris, en marge d’une nouvelle journée de mobilisation des « gilets jaunes ». Des premiers heurts ont éclaté en début d’après-midi à proximité de la place de la Bastille et se sont poursuivis aux abords de République, où des véhicules ont été incendiés. Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs charges, faisant usage de gaz lacrymogènes et de lanceurs de balles de défense.

Néanmoins, la grande majorité des protestataires souhaitaient manifester paisiblement, comme l’a constaté notre journaliste Christine Siebert. Sur Twitter, la préfecture de police a appelé les manifestants à se « désolidariser des groupes violents ».

Préfecture de police

@prefpolice

Des groupes violents se sont constitués dans le cortège à proximité de la place de la République, désolidarisez vous de ces groupes, laissez les forces de l’ordre et de secours intervenir. pic.twitter.com/zl9mcgukHi

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Le ministère de l’Intérieur a recensé 27 900 manifestants dans toute la France, dont 9 000 à Paris – des chiffres officiels que les « gilets jaunes » contestent depuis le début de leur mouvement, le 17 novembre. La page Facebook « Le Nombre jaune » a pour sa part fait état de plus de 100 000 participants dans 115 localités recensées. A la mi-journée, la police avait procédé à 137 interpellations et plus de 11 000 contrôles préventifs, selon la préfecture de police. A 15h, 110 personnes avaient été placées en garde à vue dans la capitale, indiquait le parquet.

La manifestation avait débuté dans le calme. Au moins 2 000 « gilets jaunes » s’étaient donné rendez-vous devant le ministère de l’Economie et des Finances à Bercy. Sur les pancartes et dans leurs propos, certains faisaient allusion à Notre-Dame de Paris, ravagée par un incendie lundi et pour laquelle les dons ont afflué. « Macron, notre drame de France », pouvait-on lire sur un carton. Après deux heures d’attente sous un ciel radieux, le cortège s’était élancé en direction de la place de la Bastille.

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Pauline Gleize@PaulineGleize

Dans la manif des #giletsjaunes beaucoup (Mais pas tous)s’indignent que des fonds soient trouvés pour Notre-Dame mais pas pour les pauvres. Ce manifestant veut que l’on pense aux Quasimodo et aux Esmeralda @Rfi

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Trois autres défilés étaient prévus. L’un devait partir de la basilique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour rejoindre l’université de Jussieu, dans le centre de la capitale. Mais d’après une journaliste de l’Agence France-Presse présente sur place, il n’a pas fait recette.

Cette nouvelle journée de mobilisation vient conclure une semaine lors de laquelle le président de la République devait présenter une série de mesures censées répondre aux attentes exprimées lors du grand débat national. Son discours a été repoussé en raison de l’incendie de la cathédrale de Paris, mais quelques annonces ont fuité. Notamment la mise en place de référendums d’initiative citoyenne au niveau local.

Mais pour Jean-Baptiste Redde, rencontré devant Bercy, c’est loin d’être suffisant.

Jean-Baptiste Redde20/04/2019 – par Pauline Gleize

Le RIC local, c’est pour les gamins. Nous, on veut un RIC national. Mais il nous prend vraiment pour des imbéciles et ça, on n’en peut plus.

Écouter

Quelque 60 000 policiers ont été mobilisés dans toute la France, dont plus de 5 000 à Paris. Le ministre français de l’Intérieur Christophe Castaner disait la veille redouter la venue d’éléments violents, surtout dans la capitale. « D’après les informations dont nous disposons à l’heure actuelle, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. Les casseurs seront à nouveau au rendez-vous demain, dans certaines villes de France, mais tout particulièrement à Paris. »

Les « gilets jaunes » annonçaient depuis trois semaines une mobilisation exceptionnelle et un deuxième « ultimatum » à Emmanuel Macron. Le précédent avait organisé le 16 mars, dans la foulée de la clôture du grand débat. Sur les réseaux sociaux, le ton adopté était

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