La fortune des Balkany? “Mon père avait la manie d’acheter des lingots d’or”

“Mon père avait la manie d’acheter des lingots d’or”

AP– Longuement questionné sur son train de vie fastueux et l’argent liquide coulant à flots autour de lui, le maire LR de Levallois-Perret Patrick Balkany, jugé à Paris pour fraude fiscale, a invoqué mercredi un héritage familial et “les lingots d’or” de son père. Il était impatient de pouvoir s’exprimer et a dressé un large portrait de son père, ce résistant rescapé d’Auschwitz qui fit fortune dans la revente d’un stock militaire américain puis dans le prêt-à-porter, et dissimula ses millions en Suisse.Une fortune dont Patrick Balkany rapatrie 6 millions de francs à la fin des années 1980. Il vend ensuite ses parts dans l’entreprise familiale pour 33 millions.

Argent liquide à profusion

L’argent liquide inonde littéralement le dossier. Selon le principal intéressé, il provient des coffres familiaux et de la revente discrète de lingots d’or paternels, un homme qui “payait tout en cash, jamais en carte bleue”: “Mon père avait une manie, c’était d’acheter des lingots d’or”, défend-il.Il rappelle également la présence “d’espèces dans les coffres” aussi bien chez son père que chez celui de son épouse: “C’était une autre époque”.

“Il fallait bien les dépenser”

Pendant près de trois heures, Patrick Balkany est revenu sur l’héritage de ses parents et cet argent liquide “qu’il fallait bien dépenser”. Une manière de justifier les 87.000 de voyages payés en espèce, précise BFMTV: “On a vécu dans des familles qui avaient les moyens. On a toujours bien vécu, on a peut-être été mal habitués (…) Je suis désolé pour le fisc qui ne comprend pas qu’on puisse dépenser plus que l’on gagne quand on a de l’argent à la banque.”

Patrimoine “surévalué”

L’élu a tenté de corriger les accusations relatives à son patrimoine immobilier. Le moulin de Cossy à Giverny, où le couple Balkany réside, ne compterait pas 11 chambres, comme l’affirment les enquêteurs, mais quatre.

Malgré 1,8 million d’euros de travaux depuis 1986, la piscine serait “bonne à refaire”, le court de tennis “déformé”. Quant à la villa Pamplemousse de Saint-Martin, “un gouffre financier”, le fisc gonflerait sa valeur. L’accusé n’a pas hésité à tacler l’administration au passage: “Si tous les mauvais payeurs payaient autant que moi, on n’aurait plus de problèmes en France !”.

Rires de sitcom dans le public. Le juge intervient: “On n’est pas au spectacle”. Par ailleurs, Patrick Balkany prétend ne pas être propriétaire du riad de Marrakech évoqué dans le dossier. Cette villa est au cœur d’une procédure pour blanchiment et corruption.

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