VivaTech: pour la première fois, l’armée française présente ses innovations

Le salon VivaTech, àParis, jeudi 16 mai 2019.

AP- Le salon de l’innovation VivaTech a ouvert à Paris ce jeudi 16 mai 2019. Et pour la première fois, on retrouve parmi les exposants le ministère français des Armées, qui vient présenter les technologies qu’emporteront avec eux en opération les soldats de demain.

Un char miniature recouvert d’une mozaïque d’écrans grands comme un post-it, voici le char invisible ! Derrière lui, un téléviseur sur lequel défilent des images de paysages urbains ou naturels. Un fond de forêt apparaît à l’écran.

« Le capteur va analyser l’image qu’il voit, il va analyser toutes les couleurs et il va nous l’afficher en temps réel », nous explique Eric Stiée, à l’origine du projet.

Un tank qui tend à se fondre dans le décor revêt un intérêt principal, explique M. Stiée : « Diminuer la distance de détectabilité. Comme ça, on peut observer l’ennemi: soit l’attraper, soit lui tirer dessus en premier. »

A quelques mètres du char camouflé, une espère ce quad géant et sans guidon, qu’on ne peut pas manquer : le Barracuda.

Sandra Ossin, de l’entreprise Shark Robotics, fait les présentations : « Le Barracuda, explique-t-elle, c’est un robot-mule polyvalent de 400 kilos qui peut avoir en capacité d’emport d’une tonne durant 10 à 12 heures d’autonomie. »

Ce drone terrestre pourrait être très utile à des soldats sur le terrain, affirme le colonel Marc Espitalier, qui est notamment intervenu en République centraficaine.

« Si un objet comme celui-ci, une mule, me permet d’emporter des réserves d’eau, des réserves de munitions, un autre type de munitions, des réserves de piles, et bien ça va allonger mon action », nous explique le gradé.

Le ministère des Armées, dont c’est la première participation à ce salon, présente 14 innovations sur son stand. Troisième pays exportateur d’armes au monde, la France soigne son industrie d’armement quitte à s’attirer les foudres des ONG comme dans la récente affaire d’exportation d’armes vers l’Arabie saoudite. « Nous devons maintenir la viabilité et l’indépendance de notre industrie de défense pour les prochaines décennies », insistait Florence Parly, ministre de la défense devant l’Assemblée nationale début mai.

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