Gouvernance IBK : L’opposition porteuse de chance ?

L’opposition porteuse de chance ?

Bamako, AP- IBK verra-t-il sa face sauvée par une opposition qui a accepté finalement de composer avec sa gouvernance ? Possible

La gouvernance IBK a été plus que laborieuse durant les six ans écoulés. Mais, les observateurs commencent à gloser sur les chances de succès du Premier ministre Boubou Cissé, dont le mérite est d’avoir fait entrer dans son équipe gouvernementale des figures de l’opposition. Il s’agit de Tiébilé Dramé du PARENA, désormais hissé à la tête de la diplomatie malienne, Pr Oumar Hamadoun Dicko au portefeuille du Dialogue social, du travail et de la Fonction publique, Amadou Thiam aux Réformes institutionnelles, chargé du dialogue avec la société civile et Housséini Amion Guindo à l’Environnement, l’Assainissement et développement durable.

Même si ces cadres n’ont pas fait étalage de compétences spécifiques dans leurs domaines respectifs, l’on tend vers une certaine accalmie dans la gouvernance du pays. Et les acteurs de l’opposition qui n’ont pas signé l’accord politique de gouvernance du PM Boubou Cissé semble opter pour le profil bas ou la collaboration active et discrète. Et cela n’étonnera personne que des partis comme l’URD de Soumaïla Cissé, le chef de file de l’opposition-FSD, les FARE Anka Wuli de Modibo Sidibé, l’ADP-Maliba d’Aliou Diallo, qui ont refusé de signer le document politique de gouvernance retrouvent leurs cadres dans les cabinets ministériels. N’est-ce pas ce qui explique l’équivoque récemment levée par Soumaïla Cissé soulignant que l’entrée au gouvernement de ses amis de l’opposition n’est pas une trahison ? Rien n’est moins sûr.

En clair, on abouti à une équipe gouvernementale de large ouverture ou quasiment un gouvernement d’union nationale. Ce qui augure d’un climat politique apaisé pouvant faciliter une meilleure gestion des affaires de la cité. Et, avec une forme d’union sacrée autour des gouvernants, le pays pourra relever certains défis majeurs comme la crise sécuritaire, les réformes en chantiers et poser les jalons du mieux-être du peuple.

Déjà, l’on annonce que la nomination de Tiébilé Dramé comme ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale et celle d’Amadou Thiam (précédemment pourfendeur de la révision constitutionnelle avec le Front du refus Antè abanna) sont appréciées par les partenaires du pays. Et le visite couronnée de succès de Tiébilé au Quai d’Orsay la semaine dernière est un signal que le pouvoir IBK pourrait reprendre du poil de la bâte. Surtout que le nouveau Premier ministre est en bon terme avec les leaders religieux qui avaient voué son prédécesseur aux gémonies jusqu’à provoquer son départ.

Dans cette configuration, il ne serait donc pas faux de conclure que l’opposition malienne a finalement apporté une bouée de sauvetage au pouvoir IBK, sérieusement au creux de la vague, pas si longtemps. Et ce n’est pas le déplacement prometteur du chef du gouvernement à Abou Dhabi aux Emirats Arabes Unis qui trahirait cet optimisme naissant. Pour peu que ce climat de confiance renaissant perdure dans l’intérêt exclusif des Maliens.

Boubou SIDIBE

Share
afriquepresse

Add your Biographical Info and they will appear here.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *