La présence américaine en Irak visée par une série d’attaques

Des soldats américains en périphérie de la ville de Mossoul, en Irak en 2016 (image d’illustration).

AP- En Irak, cinq attaques ont visé des lieux accueillant des Américains en une semaine. Le pays est pour l’instant une sorte de zone tampon entre ces deux principaux alliés : l’Iran et les États-Unis. Alors que la tension monte entre Téhéran et Washington, beaucoup craignent que le conflit ne dégénère sur le sol irakien.

Ce matin à l’aube, une roquette a atteint un complexe qui accueille plusieurs compagnies pétrolières, dont l’américaine ExxonMobile.

Quelques heures plutôt, bien plus au nord de l’Irak, à Mossoul, un autre tir s’abattait sur le commandement des opérations de la province de Ninive où des forces américaines sont également présentes.

Milices chiites

Lundi et vendredi dernier, trois autres bases en partie investies par les États-Unis étaient également visées autour de Bagdad. L’origine d’un des tirs a été localisée dans des zones chiites du nord de la capitale.

Aucune revendication n’a été émise, mais les regards se tournent vers les milices chiites très actives en Irak. Ces groupes armés sont pour beaucoup sous les ordres de l’Iran voisin.

Téhéran et Washington

De par sa position géographique et historique, l’Irak est déchiré entre ses différents alliés : l’Iran et les États-Unis, sans compter la proximité de l’Arabie saoudite et de la Turquie.

Depuis la chute de Saddam Hussein en 2003, le gouvernement peine à reconstruire une force militaire unie et puissante. La gestion sécuritaire de nombreuses zones non urbaines a donc été laissée à des milices dont la plupart sont chiites.

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