Des attaques menées par des membres présumés de Bundu dia Kongo à Kinshasa

Police congolaise, déployée à Kinshasa.

Police congolaise, déployée à Kinshasa.

RDC, AP- La prison centrale de Kinshasa a été la cible d’une attaque ce lundi dans la matinée. Plusieurs autres sites de la capitale de la République démocratique du Congo ont également été le théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et des assaillants identifiés par plusieurs sources comme membres de la secte Bundu dia Kongo. Au moins deux policiers ont été tués.

Un major et un capitaine de la police nationale ont été tués lors des différentes attaques intervenues ce lundi matin en plusieurs endroits de la ville de Kinshasa, selon les informations de RFI. Le bilan exact de ces attaques n’est pas encore connu, mais des sources sécuritaires attribuent ces actes aux adeptes du mouvement de la secte Bundu dia Kongo.

Plusieurs sites ciblés dans la capitale

En file indienne, bandeaux rouges autour de la tête, machettes en main, ces assaillants ont visé la prison centrale de Makala, la résidence du ministre de la Défense à Binza Pigeon, ainsi que le siège du parquet de Ndjili. Ils se sont également manifestés à Masina.

Selon des témoins, ils scandaient des slogans hostiles au pouvoir, certains exhibant des calicots de même nature. Les forces de l’ordre et de sécurité sont intervenues face aux assaillants. Il y a eu affrontement entre les deux groupes. A la prison centrale de Makala, la sécurité a été renforcée par des unités de l’armée. A la mi-journée, la tension était encore perceptible en certains endroits de la ville.

Attaque lancée dans la matinée

« Depuis environ une heure, ça tire autour de la prison de Makala, il n’y a plus de circulation, les avenues sont vides ici à Selembao (quartier où est située la prison, NDLR) », déclarait ce lundi matin (9h T.U.) à l’Agence France-Presse Emmanuel Cole, un militant des droits des prisonniers. Un autre témoin a évoqué ces tirs, et affirmé que le quartier a été bouclé et le marché fermé.

En fin de matinée, les autorités ne donnaient toujours que peu d’information. « Il se passe quelque chose du côté de Selembao. Nous cherchons à comprendre ce qui se passe exactement », a simplement déclaré le porte-parole de la police, le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu.

La prison de Makala – un établissement surpeuplé prévu pour 1 500 détenus qui en accueille quatre fois plus – a été le théâtre d’une série d’attaques et d’évasions, ces derniers mois. En mai, plus de 4 600 détenus se sont évadés lors d’une précédente attaque.

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