Yémen: l’Arabie saoudite et les Émirats font retomber la tension à Aden

Les forces séparatistesrelevant du Conseil de transition du sud (STC), appelées «Cordon de sécurité», armées et encadrés par les Émirats arabes unis avaient pris le palais présidentiel à Aden le 10 août 2019.

AP- La tension retombe à Aden, la grande ville du sud du Yémen. Les séparatistes du Sud Yémen ont commencé à se retirer samedi 17 août des positions dont ils s’étaient emparés lors de violents combats la semaine dernière. Les indépendantistes avaient affronté les forces loyales au président du Yémen Abed Rabbo Mansour Hadi, ce qui laissait présager un éclatement du camp opposé à la rébellion chiite des Houthis.

Les forces séparatistes sudistes se sont retirées du siège du gouvernement, du Conseil suprême de la justice, de la Banque centrale ou encore de l’hôpital d’Aden… L’évacuation doit se poursuivre sur d’autres sites, tels que le ministère de l’Intérieur et la raffinerie.

Toutes ces positions avaient été conquises la semaine dernière par le Conseil de Transition du Sud, un mouvement séparatiste qui veut une nouvelle partition du Yémen, ce qui ne l’empêche pas depuis plusieurs années de combattre aux côtés des forces loyalistes du président yéménite Abed Rabbo Mansour Hadi, avec pour ennemi commun la rébellion des Houthis du Yémen, qui contrôle de larges territoires, et notamment Sanaa la capitale.

Dans son communiqué samedi annonçant l’amorce du retrait des séparatistes, la coalition a rappelé le même objectif, appelant à « unir les forces pour faire échouer le plan destructeur de l’Iran au Yémen » et à ne pas « donner l’occasion aux organisations terroristes de s’attaquer à l’État yéménite ».

Derrière le front uni, en apparence, les différences…

L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis se sont activés ces derniers jours pour ramener le calme à Aden et pour éviter l’installation d’un nouveau front dans la guerre au Yémen. Saoudiens et Émiriens sont les principaux membres de la coalition entrés en guerre il y a 4 ans au Yémen pour tenter de faire reculer les rebelles houthis.

Mais sur le terrain les deux puissances régionales n’ont pas tout à fait les mêmes alliances. L’Arabie saoudite rêve de rendre le contrôle du pays au président Abed Rabbo Mansour Hadi, alors que les Émirats arabes unis ont tissé des liens solides avec les séparatistes sudistes qui militent pour un retour à la division du Yémen en deux États, situation qui prévalait jusqu’en 1990.

Cette semaine, l’homme fort des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, surnommé MBZ, s’est rendu en Arabie saoudite pour afficher la solidité de l’alliance entre les deux pays qui ont envoyé une délégation conjointe à Aden.

Mais derrière le front uni en apparence, les différences sont là, comme le montre la récente décision des Émirats de retirer partiellement leurs troupes du Yémen.

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