Les survivants de Dorian vivent tant bien que mal dans des Bahamas dévastés

Un policier cherche des corps après la destruction entière de la ville de Marsh Harbour, dans les Bahamas le 10 septembre 2019.

AP- Après le passage de l’ouragan Dorian, les Bahamas dévastés poursuivent les évacuations depuis les îles les plus touchées. Selon un bilan provisoire, 50 personnes ont péri, mais ce chiffre devrait largement s‘alourdir, car les rescapés font face à une véritable crise sanitaire.

La nature environnante semble morte et ses habitants restés sur place sont sans eau potable ni électricité depuis une semaine, mais la ville de Freeport tient encore debout. Dans une rue proche de l’aéroport, un toit est comme posé à même le sol, puis une maison est ravagée par l’eau et le vent, après l’ouragan qui est resté une quarantaine d’heures sur place.

Deux mètres d’eau

Devant ce qu’il reste de sa maison où deux mètres d’eau sont entrés, Vitela, 73 ans, nettoie des tas d’habits dans une grande bassine avec le peu d’eau qu’elle trouve : « L’eau s’est retirée après deux jours. C’est pour cela qu’on vient pour essayer de nettoyer, de sécher les choses. Et le toit aussi est endommagé. Regarde la boue ici ! », dit-elle indiquant la ligne de l’eau sur le mur du salon, à deux mètres du sol. Les photos de ses enfants et de ses parents sont étalées sur une table pour sécher.

Elle fait sécher son matelas, ses habits et ses photos au soleil, alors que les meubles à l’intérieur commencent à moisir.

Paysage post-apocalyptique

Elle craint de tomber malade. Car depuis dix jours, elle n’a mangé que des biscuits et un seul repas chaud et dit n’avoir passé qu’une seule bonne nuit de sommeil : « Je ne me sens pas bien, mais grâce à Dieu, nous sommes en vie. Ça ne va pas parce que je ne sais pas quoi faire de tout cela. Mais bon, on est en vie ! (rires) »

Plus à l’est de l’île, c’est un paysage post-apocalyptique qu’on découvre. La route éventrée et la forêt de pins décimée marquent nettement le passage de l’ouragan. Et sur toute la route principale qui traverse l’île, on retrouve des mètres de mangrove déposée là, alors que la mer est à plusieurs kilomètres.

Pas d’eau, pas d’électricité

Les ravages sur la nature laissent imaginer ce que les habitants dans leurs maisons ont traversé durant l’ouragan. Et plus à l’Est encore, dans la petite ville de High Rock d’une cinquantaine d’habitants, 17 personnes étaient restées sur place durant l’ouragan, et cinq sont portées disparues. Ils vivent maintenant depuis une semaine coupés du monde, sans eau, ni électricité, ni réseau. Et ne reçoivent la visite que de quelques ONG internationales.

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