Laboratoire d’explosifs à Villejuif: un attentat était en projet

Le procureur de Paris François Molins, le 10 septembre 2017, lors d'une conférence de presse sur le laboratoire d'explosifs découvert à Villejuif.

Le procureur de Paris
François
Molins, le 10 septembre 2017, lors d’une conférence de presse sur le laboratoire d’explosifs découvert à Villejuif.

AP- Quatre jours après la découverte d’un laboratoire d’explosifs à Villejuif, en banlieue parisienne, et l’interpellation de deux hommes, le procureur de Paris François Molins a donné ce dimanche 10 septembre une conférence de presse.

Quatre jours après l’interpellation de deux hommes suite à la découverte d’explosif TATP dans un appartement de Villejuif, dans la banlieue de Paris, l’enquête avance et leurs motivations se précisent. « Leur projet était la confection d’une bombe pour commettre un attentat », a affirmé François Molins lors d’une conférence de presse ce dimanche.

Quelque 105 grammes de TATP ont été saisis dans l’appartement, ainsi que des litres de produits qui auraient pu permettre la fabrication de 3 à 4 kilos de ce puissant explosif, a encore indiqué le procureur de Paris. « Aucun projet n’était établi à ce stade même si l’un d’entre eux a admis qu’ils avaient pensé à s’attaquer à des militaires de l’opération Sentinelle », a précisé François Molins.

La perquisition de l’appartement de Villejuif a également permis la découverte de vidéos « comportant des séquences mettant en scène des essais d’explosion ». En examinant un ordinateur récupéré sur place, les enquêteurs ont par ailleurs retrouvé la trace de consultations internet de type « chimie », « explosifs », « État islamique », et aussi de jeux vidéo de simulation de conduite, notamment de véhicules poids lourds, a révélé le magistrat.

En relation directe avec Rachid Kassim

Un nombre important de vidéos de propagande de l’organisation Etat islamique a aussi été découvert dans le matériel informatique d’une des deux personnes interpellées. Ces deux hommes, le propriétaire de l’appartement, âgé de 36 ans, et l’une de ses connaissances, âgé de 37 ans, connu comme « radicalisé » et fiché par les services de renseignement, « ont admis avoir voulu rejoindre l’EI en 2015 ». Ils y ont renoncé par manque de « contacts » et de « moyens financiers », a fait savoir François Molins. D’après lui, l’un des deux hommes a été en relation directe en 2016 avec Rachid Kassim, un propagandiste francophone de l’organisation jihadiste vraisemblablement tué dans un bombardement de la coalition dans la zone irako-syrienne.

L’enquête a été ouverte mercredi 6 septembre après l’alerte lancée par un artisan qui intervenait dans un immeuble de Villejuif. Par une fenêtre, il avait aperçu dans un appartement le laboratoire clandestin. Saisis du dossier, les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avaient rapidement interpellé et placé en garde à vue les deux suspects, en début d’après-midi, au Kremlin-Bicêtre, une commune voisine.

Les deux hommes ont été présentés ce dimanche après-midi à un juge d’instruction. Une information judiciaire a été ouverte contre eux.

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