Chirac, Sarkozy, le franc CFA: Laurent Gbagbo fait des révélations

L’ex-president ivoirien detenu à la Haye, Laurent Gbagbo

L’ex-president ivoirien detenu à la Haye, Laurent Gbagbo

AP- L’ex-president ivoirien detenu à la Haye, Laurent Gbagbo affirme être un « otage » et non un prisonnier. C’est ce qu’il a déclaré au journal Mediapart.

Pour étayer sa thèse du complot contre lui, il atteste que la France voulait par ce scénario maintenir le contrôle sur son pays avec le FCFA et sa force militaire. Il n’a d’ailleurs pas hésité à s’attaquer à la France de Chirac et Sarkozy qu’il accuse d’être à la base de sa chute. Pour lui, c’est bien l’hexagone qui était l’instigateur des rebellions en 2002 et le Président d’alors, Jacques Chirac n’était pas franc.

Il va loin en affirmant que Silvio Berlusconi, l’ex-chef du gouvernement italien l’aurait prévenu en 2002 que la France le « trahirait ». Avec les accords de Marcoussis en 2003, Gbagbo confie que la France l’aurait contraint a intégrer dans son gouvernement des ex-rebelles.

« Je me suis retrouvé avec des ministres illettrés », lâche Laurent Gbagbo.

Laurent Gbagbo justifie cet «acharnement » par le fait qu’il était trop « autonome » par rapport à la France.

Selon Gbagbo, la Présidentielle de 2011 en Côte d’Ivoire a été aussi le canal utilisé pour installer l’actuel président ivoirien, Alassane Ouattara à la tête du pays, à travers des fraudes organisées par l’entreprise française chargé des opérations techniques. Il pointe du doigt également la France, qui aurait selon lui, motivé les rebelles et promis une importante somme à Ouattara et son équipe, s’ils parvenaient à le faire tomber.

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