L’Iran méfiant après l’arrivée de faucons pour gérer la diplomatie américaine

AP- Après la nomination de John Bolton au poste de Conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, un faucon très hostile à Téhéran et à l’accord nucléaire conclu en 2015 entre l’Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne) et celle quelques jours plus tôt du directeur de la CIA Mike Pompeo à la tête de la diplomatie américaine, l’Iran veut renforcer ses relations avec la Chine et la Russie pour neutraliser les pressions américaines.

« Avec la nomination d’éléments radicaux, Donald Trump veut donner des gages à Israël et à l’Arabie saoudite », déclare le chef de la commission des Affaires étrangères du parlement iranien, dans une première réaction à la prise de fonctions de John Bolton au poste de Conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis. D’après Alaeddin Boroujerdi, ces nominations montrent la volonté des Américains d’accentuer la pression contre Téhéran.

En effet, les nominations de John Bolton et de Mike Pompeo renforcent le camp des faucons, alors que le président américain Donald Trump menace de sortir les Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien le 12 mai 2018, sauf durcissement de cet accord, ce que Téhéran rejette catégoriquement.

Se rapprocher de la Chine et de la Russie

Les Etats-Unis demandent aussi à Téhéran d’accepter de limiter son programme balistique et de changer sa politique régionale. Là encore, l’Iran refuse tout changement.

Face à ces menaces, Aleaddin Boroujerdi affirme que l’Iran devait renforcer ses relations avec la Russie et la Chine. Deux pays qui ont en commun d’être également visés par les sanctions américaines et de déjà entretenir d’importantes relations politiques et économiques avec l’Iran.

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