Attaques terroristes dans l’Aude: le point sur l’enquête

AP- L’enquête sur les attaques de Trèbes et Carcassonne continue, dimanche 25 mars, deux jours après la tragique virée de Radouane Lakdim. Plusieurs centaines de policiers cherchent à comprendre le déroulement des évènements, tandis que deux proches supposés du tueur sont en garde à vue.

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48h après la prise d’otage de Trèbes, les enquêteurs cherchent à en savoir plus sur le parcours, les motivations et les éventuelles complicités de l’auteur des attaques. Une femme de 18 ans, présentée comme la petite amie du tueur, et un homme de 17 ans, ami proche de Radouane Lakdim sont toujours en garde à vue. Comme il s’agit d’une enquête pour terrorisme, ils peuvent être retenus jusqu’à 96h.

Dans le même temps, des perquisitions au domicile du preneur d’otages ont permis de découvrir des notes faisant allusion à l’Etat islamique, qui ressemblent à un testament, selon des sources concordantes, rapporte notre envoyé spécial à Trèbes, Stéphane Lagarde.

Les forces de l’ordre ont également retrouvé l’équipement du tueur, dans le Super U : un couteau de chasse, un pistolet de petit calibre, mais aussi trois engins explosifs rudimentaires. Une dernière découverte qui tendrait à démontrer que les actions de Radouane Lakdim étaient préméditées, puisque des bombes de ce type ne se fabriquent pas à l’improviste.

Un petit déliquant fiché S

Enfin, on en sait plus sur le tueur lui-même. Né au Maroc le 11 avril 1992, il a été naturalisé en 2004 car son père était devenu français, selon une source proche de l’enquête. Fiché « S » et suivi par les services de renseignements depuis 2014, en raison de ses contacts avec des islamistes radicaux, ce petit délinquant ne manifestait pourtant pas de volonté de passer à l’action armée. Les autorités pensaient « qu’il n’y avait pas de radicalisation », a expliqué Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur.

En 2016 et 2017, il a de nouveau été suivi par les services de renseignement, qui n’ont décelé aucun « signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l’acte terroriste », rapporte François Molins, le procureur de la République de Paris. Radouane Lakdim ne s’est jamais rendu en Syrie, même si une velléité de départ avait été détectée en 2014.

Radouane Lakdim voulait « la libération de frères »

Pourtant, il a bel et bien pris la route ce vendredi 23 mars. Il a d’abord volé une voiture, dont il a tué le passager et blessé grièvement le conducteur, avant de tirer sur des CRS à Carcassonne. C’est à Trèbes qu’il a terminé son parcours, abattu par les forces de l’ordre à l’issue d’une prise d’otages dans un supermarché.

Au cours de ses attaques, il a notamment demandé « la libération de frères » dont celle de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando des attentats du 13 novembre 2015, emprisonné près de Paris.

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