France: un pont s’effondre près de Toulouse, bilan meurtrier

Les secours après l’effondrement d’un pont à Mirepoix-sur-Tarn, près de Toulouse, le 18 novembre 2019.

AP- Un pont suspendu franchissant une rivière s’est effondré, ce lundi matin 18 novembre, dans le sud-ouest de la France. Au moins deux personnes ont été tuées et d’autres sont « probablement disparues », selon le procureur de Toulouse.

Plus de 80 pompiers étaient toujours mobilisés lundi à la mi-journée après l’effondrement d’un pont suspendu à Mirepoix-sur-Tarn, à une trentaine de kilomètres de Toulouse. Des hélicoptères survolaient encore la zone et des secours sillonnaient en canaux le Tarn, la rivière qu’enjambait ce pont routier, à la recherche de victimes.

Le corps d’une adolescente de 15 ans a été repêché. Sa mère, qui se trouvait dans le même véhicule, a pu être sauvée. Un deuxième mort a été retrouvé en fin d’après-midi. Au moins six autres personnes ont été blessées, dont une est en état d’urgence absolue. Mais on ne sait pas exactement combien de personnes se trouvaient sur le pont au moment de son effondrement.

Selon les pompiers, un poids lourd et une voiture ont chuté dans l’eau. Mais des témoins évoquent un troisième véhicule. « Il semble qu’il y ait au moins un camion, une voiture et peut-être une camionnette qui ont disparu dans le cours d’eau », a indiqué le procureur de Toulouse, Dominique Alzéari.

Le maire de la commune de Mirepoix-sur-Tarn précise que le pont est aussi très emprunté par des piétons, surtout à ce moment-là de la journée. Les faits se sont déroulés vers 8h ce lundi matin.

Rénové en 2003

De ce pont métallique suspendu d’environ 150 mètres de long, il ne reste plus que les câbles. Le tablier, lui, est quasiment totalement immergé dans le Tarn. L’ouvrage date de 1935. Il avait été rénové en 2003 et contrôlé en 2017. Il n’était pas répertorié comme sensible. Il ne faisait donc pas l’objet de surveillance particulière.

Le gouvernement a annoncé le lancement immédiat d’une enquête par le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT). « À cette heure, on ignore encore les causes précises de l’accident », a indiqué le ministère de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué, rappelant que les dernières inspections de l’ouvrage n’avaient révélé « aucune faille de sécurité ».

En 2018, après l’effondrement du viaduc de Gênes en Italie et la mort de 43 personnes, le Sénat français avait mis en place une mission d’information sur la sécurité des ponts. Après dix mois d’enquête, elle en était venue à la conclusion que plus de 25 000 ouvrages étaient en mauvais état.

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