Ingérences russes: Trump sous le feu des critiques des experts du renseignement

Le président russe Vladimir Poutine en compagnie de son homologue américain Donald Trump, le 11 novembre 2017.

Le président russe Vladimir Poutine en compagnie de son homologue américain Donald Trump, le 11 novembre 2017.

AP- Qui Donald Trump croit-il donc dans l’affaire de la tentative d’ingérence prêtée aux Russes dans son pays ? Vladimir Poutine, qui lui a assuré qu’il n’avait jamais tenté d’influer sur le résultat de l’élection américaine de 2016 ? Ou ses services de renseignement, qui brandissent des preuves d’une interférence de Moscou pour essayer de miner la campagne d’Hillary Clinton au profit du candidat républicain ?

Depuis qu’il a déclaré à Danang, au Vietnam, qu’il semblait plus considérer les dénégations de son homologue russe que les accusations de la CIA, de la NSA et du FBI, Trump prend une volée de bois vert de toute la classe politique américaine, même s’il a nuancé ses propos par la suite.

C’est un républicain, John McCain, qui a lancé la première pierre, critiquant la naïveté d’un président qui, en croyant ce que lui dit Poutine, met la sécurité du pays en danger. Même réaction chez les démocrates, qui moquent la crédulité de Trump. Mais les critiques les plus sévères sont peut-être venues des experts.

« Cela pose un danger à notre pays »

« Il n’y a pas de doute, la Russie a interféré dans l’élection, et c’est curieux de voir que M. Trump ne le reconnait pas et ne proteste pas auprès de M. Poutine. La menace russe à notre démocratie est réelle », a défendu John Brennan, ancien directeur de la CIA interrogé sur l’antenne de la chaîne CNN.

James Clapper, ancien directeur de la NSA, l’Agence de la sécurité nationale, assis à côté de Brennan, conforte le propos : « Poutine s’est engagé à saper notre système et notre démocratie. Et essayer de le dépeindre d’une autre façon est, je pense, stupéfiant. Cela pose un danger à notre pays. »

Donald Trump répond encore sur Twitter

Pour ces deux experts du renseignement, Donald Trump est le jouet de personnalités fortes comme le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, et le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, qui flattent l’égo du 45e président des Etats-Unis pour le manipuler.

Dans un tweet, le président a accusé Brennan, Clapper mais aussi James Comey, ancien directeur du FBI, d’être des « politicards ». Brennan a répondu que Trump cherchait à délégitimer l’analyse de la communauté du rensei

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