Climat: le problème des financements au cœur de la COP 23

Des manifestants déguisés en Donald Trump et en ours polaires en marge de la COP 23, à Bonn, le 11 novembre.

Des manifestants déguisés en Donald Trump et en ours polaires en marge de la COP 23, à Bonn, le 11 novembre.

AP- La COP 23 rentre dans sa deuxième phase cette semaine à Bonn. Les négociations se poursuivent avec des délégués de 197 Etats, qui céderont ensuite la place aux responsables politiques. A partir de mercredi prochain, ministres et chefs d’Etats, dont la chancelière Angela Merkel et le président Emmanuel Macron, sont attendus à Bonn. D’ici là, les délégués s’efforcent de préparer le terrain pour ce volet politique de la conférence climat, et discutent notamment de la délicate question des financements.

Premier objectif de cette COP : il faut « relever les ambitions » pour réduire les émissions des gaz à effet de serre. En effet, les engagements volontaires des Etats ne suffisent pas. Selon un récent rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement, ces engagements couvrent à peine un tiers des réductions d’émissions nécessaires.

Ainsi, le risque de grands dérèglements – canicules, inondations, ouragans – augmente, et l’objectif de l’accord de Paris de limiter le réchauffement à 2 degrés, voire 1,5 degré, par rapport au niveau de l’ère préindustrielle paraît de plus en plus difficile à atteindre.

Deuxième objectif : les pays développés se sont engagés à verser 100 milliards de dollars chaque année, à partir de 2020, aux pays en voie de développement. La moitié de cette somme est destinée à soutenir ces pays dans leurs efforts d’« atténuation », à savoir tout ce qui permet de réduire les émissions, comme le développement des énergies renouvelables et d’infrastructures faiblement émettrices de carbone.

L’autre moitié est destinée à soutenir l’adaptation de ces pays au changement climatique et à ses effets. Et deux problèmes se posent aujourd’hui. Pour l’heure, les promesses de financement des pays riches sont encore loin des sommes promises et seulement 20% de ces financements sont prévus pour l’adaptation. L’autre problème, c’est l’absence de définition claire et valable pour tous de ce qu’est le « financement climat ».

Il faut que les négociateurs avancent rapidement pour clarifier les termes et trouver l’argent nécessaire. A terme, il s’agit donc lors de cette COP23 de rendre l’accord de Paris concret. Autrement dit, d’avancer dans la définition des règles d’application de cet accord. Un processus technique censé aboutir fin 2018, donc à la prochaine COP.

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