RDC: polémique autour du projet de nouvelle loi électorale

Le Palais du peuple, à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

Le Palais du peuple, à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

RDC, AP- Plénière houleuse au Palais du peuple de Kinshasa hier après-midi. Le projet de nouvelle loi électorale était débattu. Et il fait polémique dans la classe politique, majorité comme opposition. En particulier une disposition : l’introduction d’un seuil de représentativité, qui prévoit que les partis, regroupements politiques ou des candidats indépendants devront désormais atteindre ou dépasser « 3% du nombre total de suffrages valablement exprimés » au niveau national pour espérer remporter des sièges à l’Hémicycle. Aujourd’hui, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Emmanuel Shadari Ramazani, doit répondre aux critiques des députés, toujours à l’Assemblée. Pourquoi autant de débats ?

Il suffit de regarder la composition de l’actuelle Assemblée nationale de RDC pour comprendre la levée de bouclier. Plus d’une centaine de partis y sont représentés, des dizaines n’ont qu’un ou deux députés, et beaucoup sont très implantés dans certaines provinces, mais ne jouissent pas d’une assise nationale. Bref, si la nouvelle loi en examen avait été en vigueur lors des législatives de 2011, la majorité des députés en poste n’aurait pas été élus.

Sans surprise, on trouve à la tête de la fronde tous ces petits partis alliés du PPRD, aujourd’hui sur la sellette, après avoir été souvent créés opportunément en 2011 pour renforcer la majorité autour du parti présidentiel. Plus étonnante en revanche est la fronde au sein même du PPRD, révélatrice estiment certains du climat de méfiance qui s’y est installé ces derniers mois sur fond de querelles intestines et d’évictions spectaculaires comme on l’a vu récemment dans certaines provinces.

« Volonté de contrôle »

« Beaucoup de députés ne souhaitent pas remettre leur sort entre les mains des dirigeants du PRRD », confie un élu. A ce propos, une autre disposition fait débat dans le parti. Si le projet de loi passe, tout candidat indépendant qui voudrait se présenter face à son ancienne formation devra avoir démissionné au minimum trois mois avant le dépôt des candidatures. « C’est perçu comme une volonté de contrôle », déplore un député de la majorité.

Les défenseurs du projet de loi, insistent eux sur la nécessité de lutter contre les candidatures « fantaisistes ou opportunistes » et de réduire le coût des élections en réduisant le nombre de partis. Actuellement, selon le vice-Premier ministre de l’intérieur, plus de 600 sont enregistrés.

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