Centrafrique: affrontements meurtriers entre miliciens et commerçants au PK5

Des habitants du quartier musulman PK5 en colère après des attaques contre eux le 10 avril 2018 (image d’illustration).

Bangui, AP- En Centrafrique, le quartier PK5 de Bangui a été troublé par des violences entre groupes d’autodéfense et commerçants ce jeudi 26 décembre. Au moins une trentaine de personnes ont été tuées, selon un responsable de ce quartier de la capitale. A l’origine de ces affrontements, un ras-le-bol des commerçants étranglés par les taxes imposées par les groupes d’autodéfense de ce quartier.

Un calme précaire règne ce soir au PK5. Des premiers affrontements ont été signalés à la veille des fêtes de Noël. Tout serait parti, selon des habitants, d’une altercation entre un commerçant et un jeune milicien. Les résidents de ce quartier ont rapidement observé des affrontements violents : d’un côté, des groupes d’autodéfense venus venger un des leurs; de l’autre, des commerçants qui saisissent cet incident, pour exprimer leur ras-le-bol vis-à-vis du système de taxes imposées par les miliciens du PK5, qui assurent la sécurité de ce quartier.

Boutiques et maisons brulées

Selon plusieurs sources, des tirs ont été entendu le 25 décembre après la messe de Noël. Les violences ont duré jusque tard dans la soirée. Ce jeudi 26 décembre, plusieurs boutiques du marché ont été pillées et incendiées. Les dégâts matériels sont lourds. «Entre 40 et 50 boutiques ont été brûlées, ainsi que quatre à cinq maisons», précise le colonel Patrick Bidilou Niabode, le directeur général de la protection civile. Les sapeurs-pompiers volontaires qu’il encadre ont réussi à éteindre deux feux qui se propageaient dans les marchés, mais ont dû abandonner deux maisons aux flammes en raison des échanges de tirs nourris à proximité, selon le colonel Bidilou.

Quant au bilan humain, il est tout aussi important : 33 corps ont été rapportés à la morgue du PK5 ce jeudi, indique une source digne de foi. Ni la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), ni les autorités centrafricaines ne contrôlent le PK5, et aucun bilan officiel des affrontements n’était disponible jeudi. « Nous avons dépêché sur place une force de réaction rapide. Une partie du marché a été brûlée, ainsi que quelques véhicules », a indiqué Bili Aminou Alao, porte-parole de la Minusca.

En Centrafrique, le quartier PK5 de Bangui a été troublé par des violences entre groupes d’autodéfense et commerçants ce jeudi 26 décembre. Au moins une trentaine de personnes ont été tuées, selon un responsable de ce quartier de la capitale. A l’origine de ces affrontements, un ras-le-bol des commerçants étranglés par les taxes imposées par les groupes d’autodéfense de ce quartier.

Un calme précaire règne ce soir au PK5. Des premiers affrontements ont été signalés à la veille des fêtes de Noël. Tout serait parti, selon des habitants, d’une altercation entre un commerçant et un jeune milicien. Les résidents de ce quartier ont rapidement observé des affrontements violents : d’un côté, des groupes d’autodéfense venus venger un des leurs; de l’autre, des commerçants qui saisissent cet incident, pour exprimer leur ras-le-bol vis-à-vis du système de taxes imposées par les miliciens du PK5, qui assurent la sécurité de ce quartier.

Boutiques et maisons brulées

Selon plusieurs sources, des tirs ont été entendu le 25 décembre après la messe de Noël. Les violences ont duré jusque tard dans la soirée. Ce jeudi 26 décembre, plusieurs boutiques du marché ont été pillées et incendiées. Les dégâts matériels sont lourds. «Entre 40 et 50 boutiques ont été brûlées, ainsi que quatre à cinq maisons», précise le colonel Patrick Bidilou Niabode, le directeur général de la protection civile. Les sapeurs-pompiers volontaires qu’il encadre ont réussi à éteindre deux feux qui se propageaient dans les marchés, mais ont dû abandonner deux maisons aux flammes en raison des échanges de tirs nourris à proximité, selon le colonel Bidilou.

Quant au bilan humain, il est tout aussi important : 33 corps ont été rapportés à la morgue du PK5 ce jeudi, indique une source digne de foi. Ni la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), ni les autorités centrafricaines ne contrôlent le PK5, et aucun bilan officiel des affrontements n’était disponible jeudi. « Nous avons dépêché sur place une force de réaction rapide. Une partie du marché a été brûlée, ainsi que quelques véhicules », a indiqué Bili Aminou Alao, porte-parole de la Minusca.

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