Zimbabwe: la Zanu-PF tient son premier congrès de l’après-Mugabe

Le portrait d'Emmerson Mnangagwa, nouvel homme fort du Zimbabwe, remplace désormais celui de Robert Mugabe dans la résidence présidentielle, à Harare.

Le portrait d’Emmerson Mnangagwa, nouvel homme fort du Zimbabwe, remplace désormais celui de Robert Mugabe dans la résidence présidentielle, à Harare.

Harare, AP- Le congrès extraordinaire de la Zanu-PF se tient cette semaine au Zimbabwe à partir de ce mardi 12 décembre et jusqu’à vendredi. Ce sera le premier congrès du parti au pouvoir sans l’ex-président Robert Mugabe. A cette occasion, le nouveau chef de l’Etat, Emmerson Mnangagwa, devrait nommer ses deux vice-présidents.

Cela aurait dû être le congrès où Robert Mugabe devait se débarrasser de son vice-président Emmerson Mnangagwa. L’histoire en a décidé autrement.

Moins d’un mois après le coup de force de l’armée qui s’est soldé par la démission de Robert Mugabe, Emmerson Mnangagwa devrait être confirmé dans ses fonctions de président du parti. Et être intronisé comme candidat de la Zanu-PF aux prochaines élections prévues avant août 2018.

L’expulsion de Grace Mugabe, épouse de l’ancien chef d’Etat, devrait également être confirmée, ainsi que celle de ses proches du G40, Jonathan Moyo, Saviour Kasukuwere et l’ex-vice-président Phelekezela Mphoko.

Mais c’est surtout la structure de la Zanu-PF qui risque d’être bouleversée. Les vétérans de la guerre d’indépendance, marginalisés par Grace Mugabe, faisant du lobbying pour reprendre le contrôle des postes clés.

Enfin, le chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa devrait nommer ses deux vice-présidents. L’un d’eux devrait être le général Constantino Chiwenga, le chef de l’armée, auteur du coup de force qui a provoqué le départ de Robert Mugabe.

Des signaux « plutôt positifs »

La semaine dernière, le nouveau gouvernement a présenté un projet de budget pour 2018. Un budget qui tend vers la rigueur financière destinée à attirer les investissements étrangers qui avaient fui le pays sous le règne de Robert Mugabe.

Pour Philippe Van Damme, ambassadeur de l’Union européenne au Zimbabwe, ces mesures sont positives, mais pas suffisantes.

Les signaux qui sont envoyés sont plutôt positifs, notamment en matière de réformes économiques, les problèmes de la terre, les problèmes de l’indigénisation (…), mais comme dans le passé nous devons rester extrêmement vigilants dans la mesure où il y a eu souvent des promesses qui n’ont pas été réalisées.

Philippe Van Damme, ambassadeur de l’UE au Zimbabwe

Philippe Van Damme précise que l’UE ne débloquera aucun nouveau financement pour le Zimbabwe tant qu’il n’y aura pas d’élection satisfaisante.

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