De retour de Corée du Nord, un responsable de l’ONU rend compte de sa visite

Jeffrey Feltman, le secrétaire général adjoint aux Affaires politiques de l'ONU, lors de sa visite en Corée du Nord, à Pyongyang, le 7 décembre 2017.

Jeffrey Feltman, le secrétaire général adjoint aux Affaires politiques de l’ONU, lors de sa visite en Corée du Nord, à Pyongyang, le 7 décembre 2017.

AP- La crise en Corée du Nord ferait l’objet d’un nouveau canal de communication entre l’ONU et Pyongyang. Jeffrey Feltman, le secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, s’est rendu en Corée du Nord la semaine dernière. Il a donné mardi 12 décembre au Conseil de sécurité un compte rendu à huis clos de son séjour pour tenter de relancer une médiation avec le régime de Kim Jong-un.

En huit ans, c’est la première fois qu’un responsable onusien de haut rang faisait un déplacement en Corée du Nord. De source diplomatique, Pyongyang aurait accepté de rencontrer Jeffrey Feltman du fait de sa nationalité américaine.

Il revient avec un message direct du ministre des Affaires étrangères nord-coréen et de son adjoint. « Ils ont accepté le fait qu’il était important d’éviter une guerre. Comment c’est possible… Cela a été l’objet de plus de 15 heures de discussions. Nous pensons vraiment qu’il faut que les Nord-Coréens signalent une volonté de s’engager et de discuter », a-t-il déclaré.

Ses deux interlocuteurs l’ont écouté, mais ne se sont engagés à rien, a-t-il souligné. Ils doivent maintenant rendre compte au leader Kim Jong-un.

« Le temps dira quel a été l’impact de nos discussions. Mais je pense qu’on a laissé une porte entrouverte, et j’espère ardemment que la voie vers une solution négociée est maintenant dégagée », a expliqué Jeffrey Feltman.

L’ONU espère avec cette ébauche de négociation faire retomber les tensions qui n’ont jamais été aussi hautes entre Washington et Pyongyang.

Washington prêt à entamer des discussions

Mardi, les Etats-Unis sont venus assouplir un peu leur position, se disant prêts à entamer des discussions avec la Corée du Nord « sans condition préalable », même s’ils restent déterminés à obtenir par tous les moyens, y compris militaires, que Pyongyang renonce à l’arme nucléaire.

Mais au moment même où le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson faisait cette annonce, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a lui alimenté la guerre des mots de ces derniers mois, en faisant connaître son intention de faire de son pays « la puissance nucléaire et militaire la plus forte au monde ».

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