Carlos Ghosn poursuit Renault aux prud’hommes

Carlos Ghosn à Beyrouth, le 8 janvier 2020.

AP- Réfugié à Beyrouth pour échapper à la justice japonaise, l’ancien PDG de l’alliance Renault-Nissan annonce dans le quotidien Le Figaro qu’il conteste auprès de Renault sa démission et exige ses droits à la retraite.

« Ma démission de Renault, c’est une farce », déclare Carlos Ghosn dans les colonnes du Figaro. L’ancien patron du constructeur a saisi les prud’hommes de Boulogne-Billancourt fin décembre, pour réclamer ses droits à la retraite.

Courrier

Le 23 janvier 2019, emprisonné au Japon, Carlos Ghosn adresse un courrier au conseil d’administration de Renault. Dans cette lettre, il constate son empêchement, ce qui le conduit à mettre un terme à ses mandats. L’objectif est ainsi de permettre à Renault de rétablir une gouvernance.

Une démarche interprétée alors, par Renault, comme une démission. Ce que conteste Carlos Ghosn, pour qui ce courrier n’est absolument pas une lettre de démission.

770 000 euros annuels

L’ancien PDG de 65 ans estime que rien ne justifie que Renault le prive de ses droits à la retraite qui représentent près de 770 000 euros par an.

Il réclame, également, ses actions de performance et le paiement de son indemnité, de départ à la retraite, de près de 250 000 euros. L’audience à Boulogne-Billancourt devrait se tenir en février.

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