De retour en Afrique du Sud, Jacob Zuma accueilli en héros par ses partisans

L’ancien président sud-africain Jacob Zuma est attendu par la Haute Cour de Pietermaritzburg pour une audience le 6 mai prochain. (image d’illustration) REUTERS/Rogan Ward

Johannesburg, AP- Après un séjour médical à Cuba, l’ancien président Jacob Zuma est de retour en Afrique du Sud. Il a pu compter sur un comité d’accueil ce samedi matin à l’aéroport, avec des centaines de fidèles qui continueront coûte que coûte à le soutenir, quelles que soient les allégations qui pèsent contre lui.

Des militants et des cadres politiques chantent à l’arrivée de leur héros. Partout sont affichées les couleurs vert et or de l’ANC, entretenant un peu plus la confusion sur la position du parti.

Pour Angel, il ne fait aucun doute que l’ancien président est victime de persécution. « Il revient de Cuba, et merci à ce pays d’avoir essayé de le soigner ! C’est pour ça que je porte cette casquette, avec un drapeau cubain, et pas sud-africain. Parce que l’Afrique du Sud ne comprend plus rien. Il nous a conduits, c’était notre commandant, alors je le respecterai toujours ! »

Dans la foule, Zephy crie avec les autres le slogan « Pas touche à Zuma ». « On ne peut pas se retourner contre lui maintenant, alors qu’on le soutient depuis le début, depuis 1994. Pourquoi est-ce qu’on devrait lui tourner le dos ? Ce n’est pas la personne que je soutiens, mais les principes qu’il représente, il faut que l’on change toute la façon dont l’économie est contrôlée en Afrique du Sud. »

Lunettes noires sur le nez, l’ancien président s’est dit affaibli, mais loin d’être effrayé par l’idée d’aller en prison. Son procès dans une affaire de pots-de-vin avec l’entreprise française Thalès, qui remonte à près de 20 ans, devait commencer au début de mois, lorsque l’ancien président a soudainement quitté le pays pour problèmes de santé. Des arguments qui n’ont pas convaincu la juge qui a émis un mandat d’arrêt différé contre lui, s’il ne se présentait pas avant début mai.

Pour l’analyste Ralph Mathegka, la politisation de l’affaire est désormais sa principale arme : « Il ne veut pas être confronté aux discussions de fond pour savoir s’il était corrompu ou non. Donc, il joue sur un autre terrain, dans l’arène politique, parce qu’il sait que les divisions politiques au sein de l’ANC peuvent être exploitées. Et ceux qui peuvent être accusés de corruption au sein de l’ANC vont plus volontiers se rallier à lui. »

Jacob Zuma est attendu par la Haute Cour de Pietermaritzburg pour une audience le 6 mai prochain.

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