RDC: le patron de l’ONU Antonio Guterres craint un nouveau report des élections

Antonio Guterres lors d'une conférence de presse à New York, le 23 september 2017.

Antonio Guterres lors d’une conférence de presse à New York, le 23 september 2017.

RDC, AP- Dans un rapport au Conseil de sécurité transmis cette semaine, le secrétaire général des Nations unies craint qu’à peine reportées, les élections en RDC soient à nouveau compromises. Antonio Guterres a déploré également que la présidentielle, les législatives, les provinciales aujourd’hui annoncées pour le 23 décembre 2018 aient été reportées. Que dit ce rapport ?

Pour le secrétaire général des Nations unies, le climat politique en RDC reste caractérisé par « des fractures profondes qui divisent la classe politique et la société civile », fractures renforcées par l’annonce d’un nouveau report de la présidentielle et des législatives qui, selon l’accord politique de la Saint-Sylvestre, écrit Antonio Guterres, « auraient dû se tenir en décembre 2017 au plus tard ».

Et pourtant, selon le secrétaire général, « le gouvernement et le parti auquel appartient le président semblent déterminés à respecter le calendrier électoral ». Ils ont « rapidement approuvé des projets de loi essentiels à la tenue des scrutins », à savoir la loi de finances et la loi électorale. Il note toutefois que les partenaires de la RDC, inquiets à cause des incertitudes entourant la transition politique, n’ont contribué qu’à hauteur de 6 % au fonds d’appui au cycle électoral.

« Il y a un an, la signature de l’accord politique globale redonnait espoir au peuple », écrit Antonio Guterres. Mais un an après, selon le secrétaire général, la fermeture de l’espace politique se poursuit, les forces de sécurité commettent de plus en plus de violations des droits de l’homme, ne sont pas sanctionnées pour la répression sanglante des manifestations, toujours sous le coup d’une interdiction générale. 107 prisonniers politiques sont toujours détenus et d’autres personnalités ont été écartées du processus électoral.

« Aucun processus électoral crédible ne peut se dérouler dans un climat d’harcèlement et de répression », souligne Antonio Guterres. Pour ce qui est du risque d’un nouveau report des élections prévues en décembre 2018, le numéro 1 de l’ONU renvoie « toutes les parties prenantes » dos à dos. Il leur demande d’oeuvrer à l’organisation de ces scrutins et de collaborer à l’application de l’accord politique.

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