Zimbabwe: les États-Unis annoncent de nouvelles sanctions contre des proches du président

Deux proches du président Emmerson Mnangagwa sont dans le viseur des États-Unis. REUTERS/Philimon Bulawayo

AP- Washington a renforcé ses sanctions contre deux individus, accusés de violations flagrantes des droits de l’homme pour leur rôle dans la répression de manifestions lors de l’élection présidentielle il y a deux ans.

Les deux hommes qui sont des proches du président Emmerson Mnangagwa étaient déjà dans le collimateur des Américains. L’un d’eux se nomme Anse-lem Sanyat-we, ancien chef de la garde présidentielle, il est aujourd’hui ambassadeur en Tanzanie.

Il est accusé d’avoir commandé les soldats qui ont ouvert le feu sur des manifestants quelques jours après l’élection présidentielle d’août 2018.

20 ans de sanctions…

Deuxième personnage: Owen Ncube, actuel ministre de la Sécurité nationale, lui aussi accusé  de « violations des droits de l’homme » pour son rôle présumé dans cette répression post-électorale qui a fait au moins six morts.

Il y a quelques mois les États Unis leur avaient déjà interdit l’entrée sur le territoire américain. Désormais, leurs éventuels biens financiers seront gelés.

La semaine dernière, Washington avait déjà prolongé des sanctions contre une centaine de ressortissants et entités zimbabwéens  invoquant des violations des droits de l’homme et le manque de volonté des autorités à mener des réformes.

Cela fait maintenant près de 20 ans que les États unis maintiennent ces sanctions. Ces derniers mois, plusieurs pays de la région ont fait entendre leur opposition à ces restrictions, estimant qu’elles ne permettaient pas au gouvernement de sortir le pays de la crise.

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