Coronavirus: la Tunisie prend des mesures de soutien à l’économie

L’avenue Bourguiba à Tunis est déserte, le 22 mars 2020. Le pays est entré en confinement général pour lutter contre la propagation du coronavirus. REUTERS / Zoubeir Souissi

Tunis, AP- Après l’instauration d’un couvre-feu nocturne et d’un confinement général, la Tunisie a désormais interdit les rassemblements de plus de trois personnes dans l’espace public. Le dernier bilan fait état de trois morts et de 75 cas confirmés. Pour assurer la continuité des services de première nécessité,1,5 million de personnes sur 12 millions de Tunisiens, sont autorisées à travailler. Et le chef du gouvernement a annoncé des mesures fortes pour soutenir l’économie.

En Tunisie, 2,5 milliards de dinars, soit l’équivalent de 800 millions d’euros, vont être débloqués pour tenter de réduire l’impact économique et social de la crise sanitaire. Le remboursement des crédits bancaires est reporté pour ceux dont le revenu ne dépasse pas 1 000 dinars (315 euros) par mois. L’électricité, l’eau et le téléphone ne pourront pas être coupés, même en cas de factures impayées.

Des primes spéciales seront octroyées aux personnes les plus vulnérables. Des mesures de soutien à la trésorerie des entreprises vont être mises en place comme le report des mensualités des crédits, du paiement des impôts à partir du 1er avril, mais aussi des charges sociales et des taxes.

Fonds de soutien aux entreprises en difficulté

Le Premier ministre Elyes Fakhfakh a également annoncé la création d’un fonds spécial de soutien aux entreprises en difficulté pour leur permettre de reprendre plus rapidement après la crise. Les stocks de médicaments, de carburants et d’aliments sont renforcés grâce à une enveloppe exceptionnelle de 500 millions de dinars.

Nombre de travailleurs de l’économie informelle, secteur qui représente la moitié du produit intérieur brut (PIB), pourraient toutefois être obligés de travailler pour vivre. Les spéculateurs qui profiteraient de la crise seront passibles de poursuites pour crimes de guerre. À présent, le gouvernement doit recevoir l’aval du Parlement pour promulguer les décrets de mise en place de ces mesures d’urgence.

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