Afrique du Sud: Zuma doit donner sa réponse sur son départ éventuel ce mercredi

Le président sud-africain Jacob Zuma en décembre 2017.

Le président sud-africain Jacob Zuma en décembre 2017.

Johannesburg, AP- En Afrique du Sud, le président Jacob Zuma ne veut pas quitter le pouvoir. A l‘issue d’une réunion marathon lundi soir, l’ANC lui a demandé de démissionner de lui-même. Cela fait une semaine que des négociations sont en cours pour que le chef de l’Etat, embourbé dans les scandales, quitte le pouvoir de façon anticipée. Jacob Zuma a promis de donner sa réponse au plus tard demain mercredi.

C’est officiel, le nouveau secrétaire général du parti, Ace Magashule, vient de le confirmer, l’ANC a décidé de rappeler le président Jacob Zuma. Cela veut dire que la majorité des dirigeants de l’ANC, réunis lundi soir, se sont prononcés en faveur d’un rappel.

C’est l’ANC qui rappelle le chef de l’Etat parce que l’Afrique du Sud est un système parlementaire. Une fois élu, le parti déploie son candidat, en l’occurrence Jacob Zuma. Il a donc également le pouvoir de le rappeler. Surtout que dans ce cas, il y a un nouveau président de l’ANC depuis décembre dernier Cyril Ramaphosa, qu’il y a des élections dans un an et qu’une partie des cadres du mouvement estiment qu’avec Jacob Zuma, l’ANC pourrait perdre ces élections.

Ace Magashule a indiqué que les discussions avaient été intenses et que la décision a été communiquée dans la nuit au chef de l’Etat. Celui-ci a demandé à rester de trois à six mois. Le président voudrait notamment participer au prochain sommet des Brics (Brésil/ Russie/Inde/Chine et Afrique du Sud) qui doit avoir lieu à Johannesburg dans les mois à venir. Cette demande a été rejetée.

Vers une motion défiance ?

Selon Ace Magashule, l’ANC veut que Cyril Ramaphosa remplace le chef de l’Etat le plus rapidement possible. « Le président n’a été jugé coupable par aucun tribunal. Nous n’avons pas pris cette décision parce qu’il a fait quelque chose de mal. Nous ne considérons pas que Jacob Zuma a défié le parti et nous allons le traiter avec dignité. » Pour finir, il a indiqué : « Nous attendons la réponse du président ». Pour l’instant, aucune date de départ n’a été actée.

L’ANC n’a pas donné de date butoir au président, même si le parti a déclaré que ce dernier s’était engagé à donner sa réponse d’ici demain, mercredi. En tous les cas, pour l’instant, entre le parti et le président, apparemment aucun compromis n’a encore été trouvé. De plus, constitutionnellement, il n’est pas contraint de se soumettre à la décision de son parti et pourrait décider de jouer les prolongations.

Auquel cas, l’ANC pourrait le pousser vers le sortie en votant une motion de défiance. Mais là aussi cela pourrait prendre un certain temps. Ace Magashule a clairement indiqué que le sujet n’avait pas été abordé en cas de refus du chef de l’Etat. L’opposition, elle, a déposé sa propre motion de défiance qui doit être débattue la semaine prochaine. Mais il n’est pas acquis que l’ANC vote avec l’opposition pour faire partir l’un des siens.

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