Libye: el-Sarraj appelle au dialogue après avoir échoué à s’emparer de la base d’al-Watiya

Le chef du Gouvernement libyen d’union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj Filippo MONTEFORTE / AFP

Tripoli, AP- Nouveau coup de théâtre en Libye. Alors que Fayez el-Sararj, Premier ministre au Gouvernement d’union nationale (GNA) en Libye a lancé une nouvelle offensive contre la base militaire aérienne d’al-Watiya aujourd’hui entre les mains de Khalifa Haftar, il appelle maintenant à reprendre les pourparlers politiques sous l’égide de l’ONU.

Dans un communiqué ce mardi 5 mai, Fayez el-Sarraj fait savoir qu’il accepte toutes les initiatives appelant à une solution politique pour « sortir de la crise actuelle et en finir avec les divisions ». Il y a moins d’une semaine, le Premier ministre du Gouvernement d’union nationale (GNA) avait refusé l’appel de son adversaire Khalifa Haftar à une trêve humanitaire durant ce mois de jeûne musulman. L’appel d’aujourd’hui suit de quelques heures l’échec de cette nouvelle offensive contre la base d’al-Watiya.

Depuis le lancement de l’opération « tempête de paix », il s’agit de la troisième fois, au moins, que les forces du GNA tentent de s’emparer, sans succès, de ce lieu stratégique pour les forces de Khalifa Haftar. L’offensive de ce mardi 5 mai était attendue et préparée depuis un moment. Elle a été précédée par une série de frappes aériennes au moyen des drones.

Bataille de Tarhouna à venir

Lors des combats terrestres, plusieurs combattants du GNA y ont laissé la vie, alors que des dizaines d’autres ont été blessés, pourchassés lors de leur retrait par l’aviation de Khalifa Haftar. L’Armée nationale libyenne (ANL) déplore de son côté la mort de cinq soldats dont le commandant de la base visé par un drone turc.

Située à l’ouest du pays à quelques centaines de kilomètres de Tripoli, et à seulement 27 kilomètres de la frontière tunisienne, la base d’al-Watiya est en possession de Khalifa Haftar depuis 2014.

Elle constitue une menace permanente pour les villes de l’Ouest passées en avril dernier sous le contrôle du GNA, lequel cherche absolument à s’emparer de cette base militaire avant d’engager la bataille de Tarhouna, autre ville stratégique sous contrôle de Khalifa Haftar située non loin de Tripoli. Des proches du GNA laissent entendre que l’on prépare cette grande bataille qui aurait lieu après le ramadan. À moins que l’appel de ce mardi 5 mai de Fayez el-Sarraj ne change la donne.

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