TOUT COMPRENDRE – Sophie Pétronin libérée, l’épilogue de quatre années de captivité au Mali

© AFP Sophie Pétronin .

AP- L’humanitaire française, dont le président Macron a confirmé la libération ce jeudi, avait été enlevée par des jihadistes en décembre 2016 à Gao, au Mali. Sa libération met fin à quatre années de captivité.

Le président Emmanuel Macron a confirmé, ce jeudi, avec « un immense soulagement » la libération de la dernière otage française connue dans le monde: Sophie Pétronin. Âgée de 75 ans, cette humanitaire française était « retenue en otage au Mali depuis près de quatre ans », a indiqué l’Elysée, peu après l’annonce de sa libération par la présidence malienne.

  • Où et quand a-t-elle été enlevée?

L’otage française avait été enlevée le 24 décembre 2016 par des hommes armés à Gao, dans le nord-ouest du Mali, où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d’aide à l’enfance dans un orphelinat d’un quartier populaire de la ville. Elle s’y était installée quinze ans plus tôt pour s’occuper d’enfants malnutris, et cet orphelinat lui servait également de domicile.

  • Que faisait-elle au Mali?

Cette médecin nutritionniste originaire de la région de Bordeaux connaissait bien le Mali, et les risques de la région jugée instable par les observateurs. Basée depuis 2001 dans la plus grande ville du nord du pays, elle avait lancé la construction de sa maison en 2003 avant de créer l’Association d’entraide Nord Gao, avec des amis suisses.

En 2012, elle avait échappé de justesse à des islamistes armés qui avaient pris le contrôle de la zone. Elle avait alors été exfiltrée vers l’Algérie avant de finalement revenir à Gao de son plein gré. « Elle n’avait pas de mesures de sécurité particulières parce qu’elle avait une toute petite ONG », assurait en 2016 Michel Galy, spécialiste de l’Afrique, à BFMTV.

  • Qui étaient ses ravisseurs?

Pendant quatre ans, Sophie Pétronin est supposée avoir été aux mains de groupes liés à Al-Qaïda. Depuis sa capture, elle était apparue dans des vidéos diffusées en 2017 et 2018 par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), alliance de groupes jihadistes affiliée à al-Qaïda.

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