« Demain ce sera peut-être vous » : l’appel d’un malade du Covid à une prise de conscience générale

© Pixabay En juillet dernier, Guillaume, 24 ans, contracte une forme sévère du coronavirus et passe à « côté de la mort ». Trois mois plus tard, il témoigne au micro d’Europe 1 de la dangerosité de ce virus et appelle à une prise de conscience collective des Français.

AP- Tout a commencé par un simple dîner, en juillet dernier. C’est là que Guillaume, 24 ans, contracte le coronavirus. Pendant les quatre premières semaines, il n’a que quelques symptômes bénins, avant de commencer à se sentir mal. Migraines violentes, vertiges, douleurs fortes dans la poitrine… Il décide de retourner aux urgences et se fait diagnostiquer une inflammation du tissu musculaire du cœur (myocardite) et des lésions importantes aux poumons.

« Ça n’arrive pas qu’aux autres »

Placé en soins intensifs pendant cinq jours, il subit un traitement lourd et garde encore aujourd’hui d’importantes séquelles de cet épisode. Au micro d’Europe 1 mercredi, quelques heures avant une nouvelle allocution d’Emmanuel Macron au cours de laquelle il devrait annoncer un nouveau confinement, selon les informations d’Europe 1, il appelle à une prise de conscience de la dangerosité du Covid-19. « Ça n’arrive pas qu’aux autres. »

« Toute ma vie a changé »

« Avant d’avoir le Covid, et même quand je l’ai eu, j’entendais parler de gens qui développaient des pathologies, mais c’étaient des témoignages de gens qui disaient qu’ils étaient fatigués. Ça me faisait un peu rire, parce que je me disais qu’ils devaient dormir un peu, tout simplement » explique le jeune homme. Mais aujourd’hui, il a complètement revu son jugement : « Je vois concrètement ce que c’est cette fatigue, elle ne m’a toujours pas quitté. »

Désormais sujet à des problèmes de sommeil, Guillaume a en outre une interdiction totale d’effectuer le moindre effort physique pendant six mois. « Toute ma vie a changé à cause du Covid-19 », résume-t-il.

« Je suis passé à côté de la mort à cause du Covid »

Alors que les amendes pour non respect du couvre-feu ont explosé ce week-end, comme vous le révélait Europe 1, Guillaume insiste : « Ça n’arrive pas qu’aux autres, il faut une prise de conscience ! Moi j’ai arrêté les soirées à dix ou quinze, j’essaie de limiter les interactions sociales… J’ai 24 ans, je suis en bonne santé, et je suis passé à côté de la mort à cause du Covid. Demain, ce sera peut-être vous. »

Et s’il avoue qu’à l’aube d’un nouveau tour de vis, il ne trouve pas ça « très agréable », il avance que « c’est un moindre mal si l’on veut rester en vie ».

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