A Sofia en Bulgarie, les 28 en front uni face aux «caprices» de Trump

Jean-Claude Juncker, le 16 mai 2018 à Sofia.

AP- Les 28 sont réunis depuis mercredi soir à Sofia en Bulgarie pour un sommet Union européenne/Balkans occidentaux, sommet destiné à rapprocher de l’UE les six pays de la région, Albanie, Bosnie Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Monténégro et Serbie. Le sommet débutera ce jeudi matin, mais hier soir, mercredi, les chefs d’Etat et de gouvernement des 28 se sont retrouvés pour un dîner informel, au cours duquel ils ont tenté de trouver une réponse unie et ferme aux Etats-Unis après le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien et la menace des droits de douane que Washington veut imposer à l’acier et à l’aluminium européens.

Avant même de trouver des réponses concrètes aux pressions américaines, le défi pour les dirigeants européens est d’afficher leur unité. Un facteur indispensable comme l’a résumé le président du conseil Donald Tusk : «  Ce qu’il nous faut c’est davantage d’unité politique et de détermination. Soit nous serons ensemble soit nous ne serons pas. »

Sur la question iranienne, les moyens existent, mais ils sont limités, a reconnu pour sa part le président de la Commission Jean-Claude Juncker. L’enjeu est de protéger les entreprises européennes qui commercent avec Téhéran des sanctions que pourrait leur infliger Washington.

Concernant les relations commerciales, l’objectif est d’obtenir l’exemption permanente des droits de douane que les Etats-Unis veulent imposer aux exportations européennes d’acier et d’aluminium. Washington conditionne cette exemption à une plus grande ouverture du marché européen. Et sur les modalités de cette ouverture, les 28 n’ont pas tous le même avis.

Mais Donald Tusk espère bien resserrer les rangs. L’attitude de Donald Trump, qu’il juge capricieuse, a même un mérite selon lui : «  L’Europe doit être reconnaissante envers Donald Trump. Grâce à lui nous ne nous faisons plus d’illusions. Il nous a permis de réaliser que, quand on a besoin d’un coup de main, il faut compter sur soi-même. »

Et l’Europe doit se tenir la tête haute, que ce soit face à ses ennemis, ou à ses amis: pour le président du Conseil européen c’est tout l’objet de ce sommet.

L’avantage premier, c’est la stabilité et la sécurité d’une région qui a connu une guerre…
Les avantages d’un élargissement. Analyse de Jacques Rupnik, professeur à Science-Po et spécialiste de l’Europe centrale.
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