Congo-B.: au procès de Norbert Dabira, accusé et témoin se renvoient la balle

Le général congolais Norbert Dabira, en 2005, lors du procès sur l’affaire des «disparus du Beach» à Brazzaville, lors duquel il avait été acquitté.

Brazzaville, AP- Le procès du général Norbert Dabira, ancien inspecteur des armées, accusé courant 2017 d’avoir voulu porter atteinte à l’intégrité physique du président Denis Sassou Nguesso, est entré jeudi dans sa troisième journée. Celle-ci a été marquée par la déposition d’un autre général Nianga Mbouala Ngatsé, éloigné depuis un moment du sérail et cité en qualité du témoin dans l’affaire. Les deux généraux se sont renvoyés la responsabilité d’un coup qui n’a pas connu un début d’exécution.

Dans la salle du tribunal occupée par une assistance attentionnée et disciplinée les scellés n’ont pas été ouverts. Le temps est vite passé à cause de la déposition du témoin Nianga Mbouala Ngatsé. Il a ouvertement chargé le général Norbert Dabira à qui il a attribué de graves déclarations faites en octobre 2017. « Le président ne s’occupe plus de nous. Nous avons beaucoup souffert dans ce pays. Il donne de l’argent seulement à ses enfants et à ses parents. Il nous faut faire quelque chose : abattre son avion. »

Faux, rétorque l’accusé Dabira pour qui : « c’est Nianga Mbouala Ngatsé qui cogitait de déposer le président Denis Sassou Nguesso dans sa ville natale d’Oyo. Je l’ai dissuadé en lui disant que l’homme ne se laissera jamais faire. » .  L’accusé a dit craindre que le coup ne se solde par une guerre civile. Agacé de poser des questions sans obtenir des réponses souhaitées auprès du témoin, un avocat de la défense a simplement conclu : « des deux généraux, personne ne dit la vérité. »

Ce n’est pas à la défense de tirer des conclusions, mais c’est à la cour qui juge de le faire, a rappelé à l’ordre le président de la cour criminelle Christian Oba. La suite de la confrontation se déroule ce vendredi, tout comme les plaidoiries et les réquisitions si les choses ne traînent pas. Par ailleurs, le procès de l’ancien ministre d’Etat Jean-Martin Mbemba, accusé d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat, ne pourra pas s’ouvrir avant mardi, lundi étant journée fériée au Congo à cause de la Pentecôte.

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