Algérie: en grève, les médecins résidents déplorent l’absence de négociations

Les médecins résidents algériens sont en grève depuis sept mois (ici lors d’une manifestation à Alger en février).

Alger, AP- En Algérie, les médecins résidents, l’équivalent des internes, sont en grève depuis sept mois. Ils n’assurent plus les consultations dans les hôpitaux publics, et depuis le 1er avril, ils n’assurent pas non plus les gardes aux urgences. Aujourd’hui, ils déplorent l’absence de négociations avec les autorités.

Depuis un mois, ils n’ont eu aucune nouvelle des ministères de la Santé et de l’enseignement supérieur. Meriem Hadjab est l’une des représentantes du Collectif autonome des médecins résidents.

« Les négociations sont bloquées depuis plus d’un mois et demi. Suite à cela, les médecins résidents ont décidé d’arrêter les activités de garde, en espérant débloquer la situation. Mais il s’est passé tout à fait le contraire. La tutelle refuse de discuter avec les médecins résidents. »

Les grévistes attendent une réunion pour mettre fin à la grève des gardes. Les autorités exigent la fin de la grève pour reprendre les négociations.

Plus de 80% des 15 000 résidents sont en grève depuis 7 mois, l’impact sur le système de santé est important.

« C’est une grève qui touche les CHU, mais la panique est nationale, explique Hamza Bouteleb, résident au CHU de Bab El Oued. Alors qu’il n’y a des résidents que dans les CHU. C’est surtout le boycott des examens qui les inquiète. En juin, la session de service civil se termine. Donc aujourd’hui, vraiment, c’est la panique. »

Les autorités tentent aujourd’hui d’organiser de nouveaux examens, malgré la grève. Sans la tenue des examens, il n’y a pas de médecin spécialiste à envoyer en service civil. Or, dans les régions éloignées, ces médecins-là sont les seuls auxquels la population a accès.

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