CPI (Procès) : Les avocats de Laurent Gbagbo optimistes au sujet de sa libération

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AP- Détenus à la Haye, l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et son ancien-ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé, doivent répondre de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour leur responsabilité dans la crise postélectorale de 2010-2011. La Cour vient d’autoriser leurs avocats à plaider l’acquittement. Une décision qui met forcément du baume au cœur de sa défense.

Trois juges de la chambre d’accusation de la CPI donnent la possibilité aux avocats de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé de plaider l’acquittement total ou partiel. C’était le lundi 4 juin 2018, dans une déclaration rendue publique. En fait, ces avocats ont jusqu’au dimanche 20 juillet 2018 pour rendre un mémoire expliquant « Pourquoi il n’y a pas suffisamment de preuves susceptibles de justifier une déclaration de culpabilité, et à l’égard de laquelle par conséquent un jugement d’acquittement partiel ou total sera justifié ».

La requête aux fins d’acquittement est rendue possible par le système juridique de Common Law et devant la CPI. « C’est une procédure normale », soutient Jim Wormington, chercheur à Human Rights Watch qui a confié à RFI que la défense peut faire la demande d’un non-lieu : « Le procès de Laurent Gbgagbo et Charles Blé Goudé est encore à sa mi-temps. En janvier 2018, le dernier témoin a été appelé par le parquet. Ça représente la fin de la preuve présentée par le Procureur. Et c’est à ce moment que la défense peut décider de faire la demande d’un non-lieu. Et chaque partie va faire son argumentation. Et finalement, ce sera à la chambre d’accusation de dire quel chef d’accusation sera retenu ».

Pour leur part, les avocats de la défense estiment que les témoins présentés par le Procureur ne répondent pas à une question essentielle à la base du dossier d’accusation monté contre leurs clients. « On ne voit pas apparaitre un plan commun de nature à engager la responsabilité du président Gbagbo et de son ancien ministre », indique l’un des conseils de la défense. Chaque partie devra discuter ses arguments lors d’une audience publique le lundi 10 septembre 2018 à la Haye. En tout cas, dans le camp de l’ex-président ivoirien et de son ancien ministre de la jeunesse, l’heure est à l’optimisme. On pense même qu’ils vont bientôt humer l’air de la liberté totale. Et redescendre dans l’arène politique ivoirienne. Tous attendent le grand jour.

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