COP 21 : Non aux entreprises prônant les combustibles fossiles

 

Au niveau international, ExxonMobil est la multinationale dont la tromperie est la plus flagrante. Des enquêtes récentes suite à l'appel à une enquête officielle des deux candidats à la présidentielle américaine du parti démocratique révèlent qu'Exxon connaissait l'existence du changement climatique "potentiellement catastrophique" depuis les années 1970, mais a choisi de tromper volontairement le public sur l'influence de l'activité humaine et de l'utilisation des combustibles fossiles sur le climat mondial.

Au niveau international, ExxonMobil est la multinationale dont la tromperie est la plus flagrante. Des enquêtes récentes suite à l’appel à une enquête officielle des deux candidats à la présidentielle américaine du parti démocratique révèlent qu’Exxon connaissait l’existence du changement climatique « potentiellement catastrophique » depuis les années 1970, mais a choisi de tromper volontairement le public sur l’influence de l’activité humaine et de l’utilisation des combustibles fossiles sur le climat mondial.

Paris, AP- La COP 21, Conférence des parties de la Convention des Nations Unies sur le changement climatique, débutera dans quelques jours. A l’heure où plus de 170 pays ont soumis leurs engagements et contributions nationaux pour agir sur le réchauffement climatique, et où les dirigeants du monde s’apprêtent à signer un accord mondial concret, 20 ans après la CNUCC, Convention des Nations Unies sur le changement climatique, un grand groupe d’entreprises font des pieds et des mains pour pousser des fausses solutions et maintenir le statu quo désastreux.

La pétition de Corporate Accountability International

« Signons un accord qui bénéficie aux populations et non aux entreprises pollueuses ». Voilà le résumé de la pétition organisée par Corporate Accountability International et qui a déjà été signée par plus de 400 000 personnes jusqu’à ce jour. Le but est d’interdire les « gros pollueurs » de prendre part aux pourparlers.

Au niveau international, ExxonMobil est la multinationale dont la tromperie est la plus flagrante. Des enquêtes récentes suite à l’appel à une enquête officielle des deux candidats à la présidentielle américaine du parti démocratique révèlent qu’Exxon connaissait l’existence du changement climatique « potentiellement catastrophique » depuis les années 1970, mais a choisi de tromper volontairement le public sur l’influence de l’activité humaine et de l’utilisation des combustibles fossiles sur le climat mondial.

Prix Pinocchio du climat

 La pétition de Corporate Accountability International n’est pas la seule action contre les entreprises championnes des combustibles fossiles. Début novembre 2015, les Amis de la Terre France ont lancé les nouveaux «Prix Pinocchio du climat», qui cible les groupes les plus responsables pour prévenir ou retarder l’action sur le climat de l’industrie.

Les candidats sont des sociétés commanditaires des négociations sur le climat de COP21, y compris BNP-Paribas, EDF et Engie. Les Prix Pinocchio sont répartis sur trois catégories:  les nuisances causées aux communautés pour des raisons de profit, les activités de lobbying, et la promotion de solutions climatiques fausses. Les prix seront remis au cours d’une cérémonie publique à Paris pendant la COP 21.

 Engagement « réactif »

 En réaction aux critiques de la société civile, le 19 novembre 2015, 16 leaders mondiaux de l’énergie et de la technologie, membres du programme du WBCSD (World Council of Sustainable Development), ont lancé un plan d’action en vue doubler leur capacité en énergie propre à l’horizon 2025. EDF fait partie de ces entreprises.

La première banque francaise BNP-Paribas a également déclaré envisager de ne plus financer les projets miniers ou les sociétés minières spécialisées dans le charbon qui n’ont pas de stratégie de diversificatioe et de doubler ses financements en faveur des énergies renouvelables, passant de 6,9 milliards d’euros en 2014 à 15 milliards en 2020.

Il s’agit donc surtout d’engagements réactifs, d’offensives de charme. Pour que les multinationales prennent de vrais engagements « verts » sur le long terme, il est important que les gouvernements soutiennent les différentes campagnes contre les entreprises « pollueuses » et intègrent des décisions contraignant les sociétés à se convertir aux énergies propres dans l’accord de Paris.

Appel à la virulence des dirigeants africains 

Etant donné que les multinationales utilisent surtout des combustibles fossiles dans les pays en développement, notamment en Afrique, les négociateurs et dirigeants des pays africains devraient être les plus virulents et les plus stricts envers les entreprises émettrices de gaz à effet de serre.

A titre d’exemple, BNP Paribas a précisé dans son annonce du 19 novembre 2015 que l’arrêt de financement des exploitations de charbon sera définitif dans les pays à « haut revenu » mais dépendra des engagements dans le cadre de la COP 21 et de la consultation des populations locales pour les « autres pays ». 

Le rapport « Making a Killing: qui paie les coûts réels de l’huile lourde, du charbon et du gaz » publié le 22 octobre 2015 à Bonn, Allemagne, par le projet Levy carbone, décrit par ailleurs plusieurs cas où les pays en développement ont subi une perte réelle et les dommages causés par les impacts du changement climatique.

 D’après le rapport, le coût total des pertes et des dommages pour les 48 pays les moins développés est actuellement estimée à 50 milliards de USD $ par année, tandis que les 13 plus grandes entreprises de combustibles fossiles ont fait plus de 100 milliards de $ de profits l’an dernier. Les deux premières sociétés-Chevron de combustibles fossiles et ExxonMobil ont fait plus de 50 milliards $ entre eux. 

À la fin de 2013, une étude scientifique sur les «Majors carbone» a montré que plus de deux tiers des émissions anthropiques dans l’atmosphère étaient produits par 90 entreprises de combustibles fossiles (ou entités de combustibles fossiles appartenant à l’Etat) .Ces 90 entités comprennent Chevron, ExxonMobil, Saudi Aramco, BP, Gazprom et Shell. De 2002 à 2012, les cinq plus grandes sociétés de pétrole et de gaz seuls ont fait plus de 1 billion $ US en profits. Une étude récente du FMI a montré l’industrie est soutenue par autant que $ 5,3 trillions de subventions.

L’étude ajoute que même si de fortes mesures d’atténuation et d’adaptation sont prises, le coût résiduel du changement climatique peut être de l’ordre de 275000000000000 dollars entre 2000 à 2200 pour tous les pays. Pour l’Afrique les pertes et dommages seules sont estimées à 100 milliards de dollars ar an d’ici 2050 pour une température en dessous de 2 ° C et à 200 milliards par an d’ici à 2040 si la température dépasse 4 ° C.

 

Domoina Ratovozanany

Climate Tracker COP 21 Fellow de Madagascar du projet Adopt A Negotiator Pour L’Agence Afrique Presse (AP)

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