add share buttonsSoftshare button powered by web designing, website development company in India

Le Japon mise sur l’hydrogène, bon ou mauvais

© Yoshikazu Tsuno, AFP Une station à hydrogène, dès 2015,au Japon.

AP- Le pays s’affirme comme un champion mondial de l’hydrogène. Mais il est surtout extrait du fossile. La version renouvelable arrive et sera nécessaire pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

Petit tremblement de terre dans le secteur énergétique. Le 24 novembre, le groupe japonais Kawasaki Heavy industries (KHI) a annoncé qu’il renonçait à ses activités nucléaires et qu’il les vendait à l’entreprise Atox. L’énergéticien se consacre au développement des renouvelables, notamment l’hydrogène.

Un marché prometteur que Yasuhiko Hashimoto, président du groupe, estime à 2,5 milliards d’euros en 2050 :  Nous recevons déjà de nombreuses demandes de renseignements émanant de gouvernements, de sociétés d’énergie et de transport de plusieurs pays » affirme-t-il.

Au Japon, ce virage de KHI n’est qu’un pas de plus vers l’hydrogène. Le géant asiatique très technophile a misé sur cette solution énergétique dès les années 1990. Le gouvernement s’est doté d’une « Stratégie hydrogène » encore plus musclée en 2017. Depuis, il organise un rendez-vous international annuel très fréquenté avec plus de 600 participants de 35 pays en 2019. Une vitrine pour les nouveaux véhicules de Toyota, constructeur automobile en pointe.

Éolien offshore et solaire

Cette avance technologique n’est pas forcément synonyme de réduction de gaz à effet de serre. Le réservoir de 2 500 m3, ouvert en juin à Kobe, est destiné à recevoir de l’hydrogène extrait du lignite, le pire des charbons, en provenance d’Australie. Des entreprises nippones font aussi affaire avec le Brunei, pour en produire à partir de gaz. Mais l’hydrogène propre arrive : la plus grande installation de production d’hydrogène renouvelable (d’une capacité de dix mégawatts) au monde tourne depuis mars, à Namie Town, dans la préfecture de Fukushima.

Un projet qui séduit davantage Mika Ohbayashi. La directrice de l’Institut japonais des énergies renouvelables mise aussi  sur l’éolien offshore et le solaire  pour dépasser les 24 % d’énergie propre du mix actuel. Ce taux devra grimper à 45 % dès 2030, si le Japon, sixième plus gros producteur mondial de gaz à effet de serre, veut atteindre la neutralité carbone pour 2050, annoncée par le Premier ministre Suga. Après la catastrophe nucléaire de Fukushima, en 2011, le charbon a été le mauvais recours.

Share Button
afriquepresse

Add your Biographical Info and they will appear here.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *