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Le variant sud-africain «plus toxique» que le variant anglais

© Jerome Delay Lundi, une femme attend de se faire tester sur le parking d’un centre commercial à Johannesburg, en Afrique du Sud.

AP- Trois cas de cette nouvelle souche du Covid-19 ont été recensés en France métropolitaine, mais la situation inquiète les outre-mer dans l’océan Indien.

Après le variant anglais, c’est le variant dit sud-africain du Covid-19 qui inquiète davantage les chercheurs. Ce nouveau variant du coronavirus, aussi appelé 501Y.V2, qui semble avoir été repéré pour la première fois dans la région de Nelson Mandela Bay, est «probablement encore un peu plus toxique que le virus anglais» selon les mots du président du Conseil scientifique français, Jean-François Delfraissy. La principale crainte ? Cette nouvelle souche de coronavirus «pourrait peut-être échapper en partie aux vaccins», dixit l’immunologue, même si, a priori, elle ne provoque pas de formes plus graves que le Covid-19 classique.

Une inquiétude que semble partager la bio-informaticienne Houriiyah Tegally, qui mène des travaux de surveillance en génomie au sein de l’équipe de chercheurs qui a identifié le variant sud-africain. Interrogée par l’AFP, la scientifique assure qu’il est plus contagieux que les précédents. «Il s’impose de plus en plus dans nos données sur l’Afrique du Sud, nous n’avions pas vu de croissance semblable avant», explique-t-elle. Au début, il représentait 20% des échantillons, ensuite 30, puis 40. Aujourd’hui, il représente 60 à 75% des cas positifs en Afrique du Sud.

«Evasion immunitaire»

En outre, Houriiyah Tegally confirme qu’une mutation sur ce variant pourrait renforcer la résistance aux anticorps et entraîner un plus grand risque de réinfection : «Il a une mutation située sur la protéine Spike, une pointe permettant de pénétrer dans les cellules et d’infecter les humains. C’est cette mutation qui fait que le virus échappe davantage aux anticorps.» Une sorte «d’évasion immunitaire» qui pose question sur l’efficacité future des vaccins.

De son côté, le laboratoire BioNTech a assuré que le vaccin contre le Covid-19 de BioNTech/Pfizer semble fonctionner contre une «mutation clé» des variants, qu’ils soient britannique ou sud-africain. Si nécessaire, promet la start-up allemande, le vaccin pourra être modifié en six semaines. Le variant sud-africain a pour l’instant été détecté dans vingt pays et territoires, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui juge cette évaluation probablement sous-estimée.

Crainte à Mayotte

A ce jour, trois cas du variant ont déjà été détectés en France, tous en métropole. Même si le premier patient identifié dans le Haut-Rhin, fin décembre, semble remis, la crainte s’est installée notamment dans les départements d’outre-mer de l’océan Indien. Mansour Kamardine, député LR de la 2e circonscription de Mayotte a ainsi confié à Marianne sa crainte que le variant soit déjà présent sur l’île. Mayotte est «une passoire» dans laquelle on entre «comme dans un moulin» malgré la crise sanitaire, déplore le parlementaire. «L’Etat n’a pas assuré la maîtrise des frontières et nous en payons aujourd’hui les conséquences», attaque-t-il. De son côté, le président du Conseil scientifique recommande de barricader Mayotte mais aussi l’île de la Réunion, deux territoires où les services hospitaliers sont déjà très éprouvés.

En attendant, des prélèvements ont été envoyés à l’Institut Pasteur à Paris et permettront de savoir si la hausse du nombre de cas et de morts engendrée par ce nouveau variant depuis une semaine aux Comores serait liée à la hausse des cas à Mayotte.

Désormais, avant tout voyage, les personnes de plus de 11 ans en provenance d’Afrique du Sud devront présenter un résultat de test PCR négatif réalisé moins de soixante-douze heures avant leur départ pour la France.

Côté Afrique du Sud, dix jours après l’annonce de l’apparition de cette nouvelle souche, le président Cyril Ramaphosa a annoncé un renforcement des mesures de confinement.

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