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Dans une interview accordée hier à France 24, Abdou Karim Fofana, le ministre du Commerce et porte-parole du gouvernement sénégalais, a discuté de manière approfondie de l’arrestation et des accusations portées contre Ousmane Sonko, le leader de l’ex-parti Pastef. 
 
Parmi les charges qui pèsent sur le maire de Ziguinchor, figurent l’appel à l’insurrection, l’association de malfaiteurs, l’atteinte à la sûreté de l’État, le complot contre l’autorité de l’État, des actes visant à compromettre la sécurité publique, l’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, ainsi que le vol.

Durant l’interview, Abdou Karim Fofana a mis en avant la position du gouvernement sénégalais concernant ces événements, insistant sur l’importance du respect des principes démocratiques.
 
« Il n’y a pas d’acharnement. Au Sénégal, nous avons une longue tradition démocratique, avec des élections régulières depuis deux siècles et des alternances au pouvoir en 2000 et en 2012. Nous ne pouvons pas permettre à n’importe quel acteur politique d’utiliser des méthodes qui ne sont pas conformes à la démocratie, telles que l’appel à l’insurrection, la manipulation de la jeunesse pour des actions violentes ou encore l’appel à renverser le président de la République », a expliqué Abdou Karim Fofana.
 
Le ministre a souligné que la démocratie, au Sénégal, repose sur l’expression du suffrage à travers les urnes et non sur des actes de violence ou des discours incendiaires.
 
« Quel que soit le niveau de popularité d’un homme politique, cela ne lui donne pas le droit de compromettre les fondements de notre République. La République et la démocratie reposent sur le vote et la liberté d’expression, mais ne tolèrent pas l’usage de la violence ou des appels à l’insurrection. Dès lors que l’on s’écarte de ces principes, on s’éloigne de la démocratie », a-t-il ajouté.