0 3 minutes 1 mois

AP- L’ancien président algérien, Abdelaziz Bouteflika, n’est plus. Il est décédé à l’âge de 84 ans, ce vendredi 17 septembre vers 21h, des suites de sa maladie, a indiqué la présidence la république.

Abdelaziz Bouteflika est né le 2 mars 1937 à Oujda. Il a accédé à la présidence le 27 avril 1999. Après quatre mandats successifs, il a été contraint de présenter sa démission le 2 avril 2019 sous la pression des marches d’un mouvement de contestation sociale, déclenché le 22 février de la même année pour protester contre le projet d’un cinquième mandat préparé par son entourage au moment même où il était alité dans une clinique en Suisse.

Durant ses vingt années au pouvoir, les relations avec le Maroc n’ont guère évolué. Certes, il a commencé par initier un rapprochement avec le roi Hassan II, marqué par un échange de lettres entre les deux chefs d’Etat, et qui s’est poursuivi dans les premiers mois du règne de Mohammed VI, mais il a vite changé de position. Dès septembre 1999, alors que les deux parties préparaient un sommet, une attaque armée à Beni Ounif près de Béchar (900 km au Sud-Suest d’Alger), survenue mi-août 1999 ayant causé la mort de 29 personnes, et vite attribuée par l’armée algérienne à des membres présumés du GIA, a tout chamboulé. Le président opère une volte-face et accuse ouvertement le Maroc d’être derrière l’opération.

Bouteflika a également tenté, en 2005, de renouer le dialogue avec le royaume mais sans conviction. A quelques mois de la tenue du sommet de la Ligue des Etats arabes à Alger, en mars 2005, le président algérien n’avait pas tari d’éloges au sujet de l’intégration maghrébine et du rôle joué par le Maroc dans la réalisation du projet, promettant même de redynamiser les relations entre les deux pays. Une manœuvre destinée essentiellement à convaincre le roi Mohammed VI d’assister au conclave arabe. Une fois l’objectif atteint, l’Algérie avait immédiatement renoué avec sa traditionnelle politique envers le Maroc.

Même si, les relations maroco-algériennes sont restées glaciales sous les années Bouteflika, le cap de la rupture n’a jamais été franchi. Lui qui se défendait en 1999 d’être une marionnette entre les mains des militaires, a su réduire leur influence sur le dossier des relations avec le Maroc.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *