Barrage éthiopien sur le Nil : Egyptiens et Soudanais démarrent un round de négociations à Kinshasa

Egyptiens et Soudanais démarrent un round de négociations à Kinshasa

AP- Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, s’est rendu vendredi à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), pour une nouvelle série de discussions sur le barrage controversé construit par l’Ethiopie sur le Nil.
Dans un communiqué, le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré que M. Choukri, accompagné du ministre égyptien de l’Eau, s’est rendu à Kinshasa à l’invitation de la République démocratique du Congo, qui assure actuellement la présidence de l’Union africaine (UA), pour un nouveau cycle de pourparlers sur le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD).
De son côté, le ministère soudanais des Affaires étrangères a annoncé qu’une délégation ministérielle, aussi dirigée par le ministre des Affaires étrangères et le ministre des Ressources en eau du pays, devrait s’envoler pour Kinshasa samedi.
« La ministre soudanaise des Affaires étrangères Mariam Al-Sadiq Al-Mahdi et le ministre de l’Irrigation et des Ressources en eau Yasir Abbas partiront samedi à destination de la capitale de la RDC Kinshasa pour des réunions consacrées au barrage de la renaissance éthiopienne, sous le patronage de la RDC, qui assurent actuellement la présidence de l’UA », a indiqué le ministère dans un communiqué.
Selon le communiqué, les discussions devraient porter sur la proposition du Soudan d’un quartette de médiation composé des Nations Unies, de l’Union européenne, des Etats-Unis et de l’Union africaine pour aider les trois parties à parvenir à un accord juridique contraignant sur le remplissage et le fonctionnement du GERD. Le Soudan, l’Egypte et l’Ethiopie
sont en pourparlers depuis des années pour discuter des questions techniques et judiciaires soulevées par le remplissage et l’exploitation du GERD L’Ethiopie, qui a entamé en 2011 la construction du GERD, prévoit de produire plus de 6.000 mégawatts d’électricité grâce à ce barrage, tandis que l’Egypte et le Soudan, paie 100 millions d’euros en aval du bassin du Nil et fortement dépendant de ce fleuve comme source d’eau potable, craignent que le barrage affectent leur part de ces ressources en eau.

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